SCÈNE IV
A ib : De couder.
Quand vous avez prodigué les bijoux.
Bien entassé sottise sur folie,
Quand vous avez croisé le fer pour nous Et... fait semblant de risquer votre vie,
Vous croyez tous, et c’est là votre erreur,
Qu’il nous suffit de cet encens vulgaire...
Mais nous avons des rêves de bonheur.
Mais nous avons des caprices du cœur,
Que le cœur seul peut satisfaire !
LE PRINCE, avec fermeté.
Sophie, la vie a des devoirs futiles en apparence, mais au fond réels et sacrés; vous ne l’avez pas compris, tant pis pour vous. Quoi que vous en disiez, je vous aime, et vous le savez bien... Mon amour, ma fortune et ma vie sont à vous... mais quelque part que je sois, lorsque, de sa main tremblante, ma mère me fera le moindre signe, j’obéirai à ce signe ; j’obéirai sur l’heure, comme un enfant, dussé je payer mon respect du bonheur de toute ma vie... Adieu!..
SOPHIE
Adieu! (Le prince gagne la porte.) Un dernier HlOt^ (S'a.seyant tur le
fauienii.) Je ne dinerai pas seule, je vous en préviens!
LE PRINCE
Une menace?
SOPHIE
Non... un avertissement...
LE PRINCE
Et avec qui dînerez-vous?
Oh!... avec le premier venu.
LE PRINCE
Alors, je suis tranquille... (il va sortir. )
SOPHIE, à part.
Ah! (Haut.) Avec le baron de Marcilly.
LE PRINCE, avec jalousie.
Marcilly!
SOPHIE, appuyant.
Avec le baron de Marcilly.
ik
LE PRINCE, aprei un combat intérieur.
Libre à vous! (u tort.)