SCÈNE VI
SOPHIE, se leTknt.
C’est bien, sortez !
MARION
Madame me renvoie?
SOPHIE
Je vous ehasse, entendez-vous! je vous chasse!... une fiHe que j’ai prise chez moi par charité, par pitié, et qui... vous n’étes pas encore partie?
MARION, sappliaote. .
Madame, croyez bien...
SOPHIE
Faut-il que je sonne mes gens? {eiu tü a la loiietic et sonne.) Dieu! que j’ai mal à la tète! ce sont ces fleurs! ces horribles fleurs! ! On ne pouvait donc pas les mettre ailleuis? dans le grand salon, à la cave, au grenier ?
MARION
Si. . si, madame...
SOHPIE, agitant toutes les sonnettes.
Comment! j’ai vingt domestiques et je ne ne puis pas être servie! ils ont donc juré de me faire mourir! (Elle descend à droite.
Plusieurs domestiques entrent tout elTarcs.)
CERMAIN.
Madame a sonné?
SOPHIE
Taisez-vous! et jetfez toutes ces fleurs parla fenêtre? (on oMiten tumulte.) * Büii ! voilà qii'ils ouvrcnt la fenêtre, pour me donner une flu.\ion de poitrine!...
MARION
Mais, madame, il faut bien...
SOPHIE^ passant à gauche.
Il faut vous taire, vous. Ah!... je suis bien servie. Les laquais dorment dans l’antichambre ! je les cliassc ! (au cocher.) Vous, mon clier, vous conduisez uii carrosse comme si c’était une charrette, accrochant toutes les bornes, au risque de me briser vingt fois...
'Germain ouvre la fenûtre de gauche; Marion prend les fleurs sur une console, à gauche.
Sophie, avant-scène à gauche ; Marion, derrière le sopha ; puis obliquement, Germain, le Maître d'hôtel, le Cocher.