‹ Je fais mes farcesChapitre 7 sur 24 · LES MARCHANDES DE BOUQUETS, DE GATEAUX ET DE PLAISIRS · texte numérisé non relu

LES MARCHANDES DE BOUQUETS, DE GATEAUX ET DE PLAISIRS

Tu ne te tairas pas , grand e'chalas ?

PINSON

Non, je suis un cheval échappé , et je caracolle.

LA MARCHANDE DE GATEAUX

Oh! je dis un cheval. . . tu te fais hen d* l'honneur.

pinson- Vous croyez me fâcher?.. Eh bien!: pas du tout, parce que moi, j'ai l'esprit bien fait.

LA BOUQUETIERE.

Ce n'est donc pas comme tout le reste ?

PINSON

Et pour vous le prouver, je vous achète des gâteaux. . -, Comhien la douzaine ?

LA MARCHANDE DE GATEUX

Douze sols.

\ PINSON

Ce n'est ras trop cher. Donnez-vous le treizième par dessus le marché?

LA MARCHANDE DE GATEAUX

Toujours.

tinson.

En ce cas je prends le treizième, j'achèterai la douzaine dimanche prochain.

LA MARCHANDE DE G VTEAUX

Dis donc, eh! grand meurt de faim... Veux-tu bien ne pas toucher... ça brûle.

r i>; s on.

Oh! je dis, ils brûlaient avant hier, mais cet égal; tiens, petite sotie, le voilà, ton gâteau.... Je voulais te faire peur... C'est par farce ; je suis venu ici pour nramiiser et je m'amuse.

LE TÏ!RC.

Il t'.e faut pas pour çà nous empêcher de faire notre commerce. Il faut que tout le monde vive.

Eh ! bien, qu'est ce qui t'empêche de vivre , toi?

iossiGNOLETTE , s avançant.

Le beau sexe aura pYètre plus d'pouvoir sur monsieur.

pi:\son.

Peste ! la jolie amazone ! c'est sans doute sa femme, il faut que ,e le rende jaloux... pour savoir où ça nous mènera!... Ça/ sera ton ours une farce de plus dans le nombre... Et puis^Ju tout prendre, elle en vaut bien la peine, ^^^^

T.OSSlGNOLErTE. ^ —

Sa galanterie me répond qu'il va noys-foîre le plaisir de dé-* taler et nous donner la paix^^---^^^ ^^-^pinson.

La paix! oujud-^cs deux grands yeux-là me déclarent la guerre^^-^^^

^-"' r.OSSICNOLETTE.

On n'est pas plus galant... Mais c'est que voyez-vous, nous serions obligés de faire not' plainte au commissaire de police...

PINSON

Quel aimable organe !

r.OSSIGNOLETTE.

Qui vous condamnerait z'à une arjietîde..;

PINSjô?

Quelle grâce dans touu^rju'clle dit\ Mes Farces,

( to)

POSSIGNOLETTE.

pi usieurs jours d'emprisonnement.

Elle me captive. ( bas à Rossignoletle.) Deux mots en particulier.

IiOSSIGNOLETTE.

Qu'est-ce que vous avez à me dire ?

F1NSON.

La blonde?... la châtaigne... à la brune ici. . . est-ce dit ?

hossignolette, à part.

D faut le faire aller. ( bas à Pinson. ) C'est dit.

MUSTAPHA

Ah ça! en finirez-vous, l'ami?

tinsos.

L'ami! les amis ne sont pas des turcs, entendez-vous? et je ne vous connais pas.

MUSTAPHA

S'il ne tient qu'à ça! j'nous Prons connaître. pinson.

Iîah ! ( bas à Rossignoletle en fredonnant. ) Je vous attends dans l'omqrc de la vie, Loin du grand Turc, nous nous venons sans gruit.

MCSTAi-hA.

Laisse-moi donc là ce grand flandrin , et vien-toi z'en...

pinson. , lui donnant un coup de sa badine. Grand flandrin ?... qu'est-ce que c'est que cet insolent là ?

mustapiia, lui rendant un coup d'archet. Uncoup de canne à Nustapha!

PINSON

Un coup d'archet à Pinson !

TOUS

À la garde! à la garde!

PfNSON.

A la garde ! laissez donc , je suis venu ici pour m'amuser et je m'amuse.

MUSTAPHA

Air : Finissez donc , M. le militaire. Allons , allons chercher le commissaire, El celui-là ( bis ) saura vous faire taire.

TINSON.

Courez , coure7.chercherle commissaire.

Personne ici (Ois) ne peut me faire teire.

TOUS

J'erre ( bis ) Qu'une bonne « juste prison Pe tous va nous faire raison.

PINSON

Vouloir mettre Pinson en Cage, En vérité c'est rêver.

C'est au contraire l'usage, Nous allons te le piouver.

tout le monde . tombant de sur lui.

Mais en attendant, Pau , pan , pan , pan C est ni'sieu 1' fendant , Toujours autant Sur ce qui vous attend.

pixson , riant aux éclats.

Frappez hardiment

Pan , pan , pan , pan ,

C'était mon plan .

Voilà vraiment Un bon commencement

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