LES MARCHANDES DE BOUQUETS, DE GATEAUX ET DE PLAISIRS
Tu ne te tairas pas , grand e'chalas ?
PINSON
Non, je suis un cheval échappé , et je caracolle.
LA MARCHANDE DE GATEAUX
Oh! je dis un cheval. . . tu te fais hen d* l'honneur.
pinson- Vous croyez me fâcher?.. Eh bien!: pas du tout, parce que moi, j'ai l'esprit bien fait.
LA BOUQUETIERE.
Ce n'est donc pas comme tout le reste ?
PINSON
Et pour vous le prouver, je vous achète des gâteaux. . -, Comhien la douzaine ?
LA MARCHANDE DE GATEUX
Douze sols.
\ PINSON
Ce n'est ras trop cher. Donnez-vous le treizième par dessus le marché?
LA MARCHANDE DE GATEAUX
Toujours.
tinson.
En ce cas je prends le treizième, j'achèterai la douzaine dimanche prochain.
LA MARCHANDE DE G VTEAUX
Dis donc, eh! grand meurt de faim... Veux-tu bien ne pas toucher... ça brûle.
r i>; s on.
Oh! je dis, ils brûlaient avant hier, mais cet égal; tiens, petite sotie, le voilà, ton gâteau.... Je voulais te faire peur... C'est par farce ; je suis venu ici pour nramiiser et je m'amuse.
LE TÏ!RC.
Il t'.e faut pas pour çà nous empêcher de faire notre commerce. Il faut que tout le monde vive.
Eh ! bien, qu'est ce qui t'empêche de vivre , toi?
iossiGNOLETTE , s avançant.
Le beau sexe aura pYètre plus d'pouvoir sur monsieur.
pi:\son.
Peste ! la jolie amazone ! c'est sans doute sa femme, il faut que ,e le rende jaloux... pour savoir où ça nous mènera!... Ça/ sera ton ours une farce de plus dans le nombre... Et puis^Ju tout prendre, elle en vaut bien la peine, ^^^^
T.OSSlGNOLErTE. ^ —
Sa galanterie me répond qu'il va noys-foîre le plaisir de dé-* taler et nous donner la paix^^---^^^ ^^-^pinson.
La paix! oujud-^cs deux grands yeux-là me déclarent la guerre^^-^^^
^-"' r.OSSICNOLETTE.
On n'est pas plus galant... Mais c'est que voyez-vous, nous serions obligés de faire not' plainte au commissaire de police...
PINSON
Quel aimable organe !
r.OSSIGNOLETTE.
Qui vous condamnerait z'à une arjietîde..;
PINSjô?
Quelle grâce dans touu^rju'clle dit\ Mes Farces,
( to)
POSSIGNOLETTE.
pi usieurs jours d'emprisonnement.
Elle me captive. ( bas à Rossignoletle.) Deux mots en particulier.
IiOSSIGNOLETTE.
Qu'est-ce que vous avez à me dire ?
F1NSON.
La blonde?... la châtaigne... à la brune ici. . . est-ce dit ?
hossignolette, à part.
D faut le faire aller. ( bas à Pinson. ) C'est dit.
MUSTAPHA
Ah ça! en finirez-vous, l'ami?
tinsos.
L'ami! les amis ne sont pas des turcs, entendez-vous? et je ne vous connais pas.
MUSTAPHA
S'il ne tient qu'à ça! j'nous Prons connaître. pinson.
Iîah ! ( bas à Rossignoletle en fredonnant. ) Je vous attends dans l'omqrc de la vie, Loin du grand Turc, nous nous venons sans gruit.
MCSTAi-hA.
Laisse-moi donc là ce grand flandrin , et vien-toi z'en...
pinson. , lui donnant un coup de sa badine. Grand flandrin ?... qu'est-ce que c'est que cet insolent là ?
mustapiia, lui rendant un coup d'archet. Uncoup de canne à Nustapha!
PINSON
Un coup d'archet à Pinson !
TOUS
À la garde! à la garde!
PfNSON.
A la garde ! laissez donc , je suis venu ici pour m'amuser et je m'amuse.
MUSTAPHA
Air : Finissez donc , M. le militaire. Allons , allons chercher le commissaire, El celui-là ( bis ) saura vous faire taire.
TINSON.
Courez , coure7.chercherle commissaire.
Personne ici (Ois) ne peut me faire teire.
TOUS
J'erre ( bis ) Qu'une bonne « juste prison Pe tous va nous faire raison.
PINSON
Vouloir mettre Pinson en Cage, En vérité c'est rêver.
C'est au contraire l'usage, Nous allons te le piouver.
tout le monde . tombant de sur lui.
Mais en attendant, Pau , pan , pan , pan C est ni'sieu 1' fendant , Toujours autant Sur ce qui vous attend.
pixson , riant aux éclats.
Frappez hardiment
Pan , pan , pan , pan ,
C'était mon plan .
Voilà vraiment Un bon commencement