‹ Je m'accuseChapitre 13 sur 13 · POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM

chevalier de l'évacuation se devait auparavant disculper lui-même des calomnies honteuses de son lâche roman sur Lourdes et des basses blagues de son pamphlet contre Rome où il ne pardonnera jamais à aucun humain d'avoir été accueilli comme un merdeux?

Mais quedis-je? Depuis quelques lustres, il écrit, sans doute, par ordre, comme d'autres acquittent les criminels ou condamnent les innocents. Les sociétés occultes affiliées à tous les démons, seraient par trop sottes, vraiment, de ne pas utiliser un aussi parfait esclave!

Attendons, maintenant, les trois Evangiles à paraître. Emile s'accorde ainsi à luimême, généreusement, trois années encore, pour le moins.

Ernest Hello — dont il est, sans doute, incapable de déchiffrer une ligne et dont il

ignore jusqu'au nom — a dit plusieurs fois, et de différentes manières, que lorsqu'un homme triomphe en lui-même, croyant avoir dompté le destin, et qu'il assigne la Providence à comparaître devant lui, sa mort est proche. Espérons !

Pour en finir avec les Quatre Evangiles, il n'est pas difficile de prévoir que le protagoniste du premier se nommant Matthieu, celui du second sera Marc, celui du troisième Luc et celui du quatrième Jean. Cette idée rudimentaire est tout à fait dans les moyens d'Emile Zola.

Mais voici ce qui m'embarrasse. Pour saint Luc et pour saint Jean, cela va tout seul. Saint Luc lui fournira l'occasion d'un blasphème immonde qu'on peut deviner, qui réjouira tous les commis- voyageurs et dont sa gloire sera incalculablement augmentée. Saint Jean lui prêtera les ailes de l'Aigle. On saura décidément que la « Parole est en

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lui, Zola, et que c'est lui qui est la Parole ■. C'est très-simple, comme on peut voir.

Pour ce qui est de saint Marc, je ne sais pas. Je ne vois guère que le 'Lion qui pourrait servir. Encore faut-il savoir ou se rappeler qu'un jour, ce pauvre putois d'Emile s'est dit lui-même un lion (G/7 Blas, i5 mars 94).

Au fait quelle occasion de continuer la petite réclame pour le Niger et la colonisation du Soudan, lequel paraît être, en effet, un sacré pays plein de « lions noirs » et de « boeufs à bosse ! »

11 est vrai que ce puant peut crever demain. C'est la grâce qu'il faut charitablement souhaiter à des damnés qui ne peuvent plus qu'accroître la rigueur inexprimable de leurs châtiments éternels (i).

(i) Mort dégoûtante et ridicule d'Emile Zola, le 29 septembre 1902, exactement deux ans et douze jours après la première publication de ces pages.

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