SCÈNE V
Oui... c'est monsieur Gaillard qui a fait not’ mariage...
PERRUCHON.
Et qui fournit la dot.
POMPÉE
La dotj! .. y a un* dot !.. (a part.) Je suis furieux !
GAILLARD
Tu seras de la noce.
PERRUCHON, bas, à Gaillard près de qui il a passé*.
Comment, vous l’invitez?
GAILLARD, haut.
Certainement que je l’invite !.. Un cousin... un militaire !.. Il nous chantera des couplets, il fera sauter la mariée!.. Eh! eh ! eh !.. ça égayera le repas!
PERRUCHON, à pari, après avoir remonté et passé à gauche.
Que le diable l’emporte !
'r VICTOIRE, passant près de Pompée**.
Ainsi, voilà qui est convenu, cousin, vous êtes des nôtres... et tâchez d’être gentil, d’être aimable... j’y compte d’abord, sans quoi je vous renie !
POMPÉE, dissimulant son dépit.
Soyez tranquille, cousine, du moment qu’il s’agit de votre bonheur... de celui de monsieur Perruchon... (u lui secoue la main vigoureusement.) on sera aimable !
^ PERRUCHON, à part passant près de Victoire****
V’ià un cousin qui n’usera pas ma vaisselle...
Air : A bien prendre la vie.
Dépêchons, l'heure presse.
GAILLARD
Les témoins vont venir.
PERRUCHON.
Quel jour pour ma tendresse !
POMPEE, 4 part.
Je m’ charg’ de l’obscurcir.
ENSEMBLE
GAILLARD
Dépéchons, l’heure presse,
Les témoins vont venir.
Quel jour pour leur tendresse!
Courez vous embellir!
PERRUCHON ET VICTOIRE.
, Dépêchons, l’heure presse,
Les lértioins vout venir.
.* Pomp. Gail. Per. Vio. . .. - •
** Per. Pomp. Vie. Gail. ,
*** Pomp. Per. Vie. Gail. '