Arch. Nat., P. 2636, fol. 77 v
2. Arch. Nat., P. 2635, fol. 'ISô r° ; il occupa jusqu'en 1470 cette charge qu'il perdit par suite de la disgrâce de son frère, sans cause, sans raison « ne sans avoir fait ne commis chose digne de repréhension » elle lui fut rendue le 8 novembre l'j8i, probablement à la demande de Jean Balue, alors légat en France (Bernier, Procès-verbaux des séances du Conseil de régence de Charles VJII\ p. 154). Nicolas Balue mourut en 1506. Bibl. Nat. (fs. fr. 24126, Mémoires de G. Laisné, t. 111).
3. De ce mariage naquirent six enfants. \'oici. du reste la généalogie de cette famille, telle qu'on la trouve à la Bibl. Nat. (Cabinet des Titres, Dossiers ôleus^ et fs. fr. ms. 15735). Cf. également P. Anselme et Du Fourny, t. 1. p. 275.
Charles ou Thoniassin Balue
Nicolas Balue,
seigneur de Noizy. les Percherons,
Fonteoay et Villepreux,
maître extraordinaire des comptes,
marié à Piiilippe Bireau,
Jean Balur,
cardinal d'Angers,
Antoine Bali'k, Jvêqiie de Saint-Pons.
Jean Balue, Jean Bah:e, Philippe Balue,
curé de seigneur de Villepreux, seigneur d'Heimé, S'-Eustache de Goix, d'Emet -{- 1,513.
à Paris, de la Motte Bonnot -;- 1528. et de Cervelles,
maître d'hùtel du roi et de la
reine de Navarre,
écuyer du Daiipliin,
marié à Marie Mai.in'gre,
fille de Jean Malingre, conseiller au Parlement.
Jean
et deux filles
Claude,
mort sans postérité,
en 1576.
et trois filles.
Estiennette Balue
dame des Percherons,
femme de
Gérard Lecocq,
maître
des requêtes,
Germaine Balue,
mariée à
Charles, bâtard
d'Alençen,
puis à
Claude Brisson,
seigneur
du Plessis-aux-
Tournellea.
Marguerite Balue
morte
sans enfants.
L'HOMME PRIVK 1o3
Leur fortune, néanmoins, était petite ; aussi, le cardinal, nous allons le voir plus loin, s'occupa de l'augmenter par ses cadeaux.
Son autre frère, Antoine, embrassa, comme lui, l'état ecclésiastique. Il fut d'abord camérier du monastère de l'abbaye de Saint-Jean d'Angelj. Plus tard, lorsque Jean Balue devint évêque d'Angers, il le fit nommer au siège épiscopal d'Évreux; son élection fut confirmée, mais, avant d'avoir pris possession, il fut transféré, au mois d'octobre 1467, à Saint- Pons de Tomières, vacant par la mort de Pierre de Comborn^ Nous avons mentionné le rôle qu'il joaa à Angers, pour y faire rétablir son frère ^
Notre cardinal, qui avait su se créer des protecteurs dans la personne de Guillaume Jouvenel des Ursins et Jean de Beauveau, trouva aussi des défenseurs et des amis parmi ses collègues. Sans parler de Pallavicini, auteur de son épitaphe, qu'il désigne comme un monument de vieille amitié « veteris « amicitiae monumentum », de Julien de Rovère, qui le fit délivrer et seconda ses vues politiques à Rome, il ne faut pas omettre l'archevêque de Tours, Élie de Bourdeilles. Lors de L'arrestation de Balue, àAmboise, il protesta hautement et demanda au roi que des commissaires, délégués par le Pape, fussent les juges du procès. Comme Louis XI hésitait, l'archevêque lança l'excommunication sur tous ceux qui s'étaient occupés de cette affaire. Le Parlement ordonna à Élie de Bourdeilles de révoquer ses lettres, mais comme il s'y refusait, on confisqua ses biens. Loin de l'apaiser, cette sentence ne fit que l'exiter davantage ; aussi le roi de France craignit, peut-être, s'il persistait dans son attitude, de faire naitre le mécontentement du haut clergé et au mois d'août 1469 il envoyait ses ambassadeurs à Rome.
On se rappelle que les juges ecclésiastiques ne purent s'entendre avec Louis XP: le futur cardinal de Tours n'avait remporté qu'un demi-succès. Peut-être ne fut-il pas étranger à l'élargissement de notre évêque ; tout ce qu'on peut affir-