‹ Jean Balue, cardinal d'Angers (1421?-1491)Chapitre 49 sur 187 · Chron. Scand., t. I, p · texte numérisé non relu

Chron. Scand., t. I, p

une revue, et à la fin du xv° siècle! Beaucoup se récrièrent, (( plusieurs estoient mal édifiez de luy^ », entre autres Dammartin, qui ne put s'empêcher d'en faire réflexion au roi. (( Sire, lui dit-il, Votre Majesté envoie le cardinal Balue, un « évêque, passer la revue des troupes de Paris ; permettez-moi « donc de partir pour Évreux, afin d'y consacrer les prêtres. « C'est en efi'et aussi bien mon affaire que la mission que rem- (( plit Balue est celle d'un évêque. » Le roi se contenta de rire ".

Cependant, le cardinal et les autres, après s'être acquittés de leur charge, retournèrent auprès du roi, qui se trouvait en Normandie, au milieu de son armée, victorieuse de l'invasion bretonne en cette province ^ Mais une trêve avait été signée avec la Bourgogne le V^ novembre; Charles de France et François II consentirent à leur tour, le 13 janvier 1468, à un armistice finissant le I" mars.

Pendant ce temps, on ne resta inactif ni d'un côté ni de l'autre ; Louis continua à concentrer ses forces et François à sceller son alliance avec les Anglais: il s'engagea même à leur céder la Normandie; par contre Edouard IV promit de lui fournir trois mille hommes tout équipés. La situation se compliquait. La question de l'apanage de Monsieur était le prétexte de toutes ces menées ; il fallait la régler et Louis XI confia ce soin aux États-Généraux.

Une lettre de convocation fut envoyée aux « gens d'église, « bourgeois, manans et habitans » des principales villes du royaume*, et le 6 avril 1468, les États se réunissaient à Tours dans la salle du palais archiépiscopal. Le roi assis « sur « un degré de cinq à six marches"^ » présida la séance d'ouverture; à sa droite et à sa gauche étaient deux chaises couvertes de drap d'or, « l'une, a costé destre, pour le cardinal d'An- (( giers, evesque d'Evreux, et l'autre, au costé senestre, pour

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