P. Griffet, loc. cit
15. Michelet, loc. cit.; Art de vérifier les dates, t. I, p. 621, col. L
la Bastille \ quand on n'admet pas que le prisonnier fut transféré d'un lieu à un ou plusieurs autres \ De nos jours enfin, rou en voyait ou l'on en voit l'emplacement au château de Loches ^ dans la porte de Moret \ au château de Plessisles-Tours% au Mont-Saint-MichcP.
11 n'y a guère que Tours dont on n'ait pas parlé, et, chose bizarre ! c'est à Tours (ou peut-être au Plessis) que Balue était détenu au moment où il fut remis au cardinal de la Rovère, puisque Julien Millet, nautonnier du roi, le transporta « de Tours jusques à Maillé le xx^' jour de décembre au- « dit an 1480' ».
Tout cet ensemble de faits, dont aucun ne constitue une preuve décisive, mérite cependant d'attirer l'attention. Le mutisme absolu de tous les chroniqueurs, opposé à l'opinion courante depuis deux siècles ; les assertions de Jacques de Pavie, de Commines, le document de Chinon, qui semblent en complète contradiction avec l'acte de simple commande de la cage ; la diversité des lieux de détention indiqués par les historiens, tout enfin, nous amène à cette conclusion qu'il y a de fortes raisons pour ne pas admettre le récit traditionnel de l'incarcération.
La cour de Rome n'abandonna pas Balue durant sa captivité ; maintes et maintes fois, le roi fut prié de rendre la liberté au cardinal. Nous l'avons déjà vu en 1469 ; il en fut de même dans la suite. Quand Bessarion^ vint en France, au