AU MÊME
Toulouse, ce 10 mars 176t.
Monseigneur,
Comme je me suis fait un devoir de vous Informer de tous les événements qui se passeront en cette ville, et nottament concernant Taffaire des Calas, j'ay l'honneur devons asseurerqu'ilsfeurent jugés hier, Qt que parl'arret qui est intervenu Calas le père est condamné a être rompu vif et a expirer deux heures sur la roue, préalablement appliqué à la question ordina^ire pjçtraordinaire, après quoy jette dans un bûcher ou son corps réduit en cendres seront jettées au Yent(.wV). On a surci^ au juge-
ment des autres jusqu'après Texécution. J'auray la même intention de vous informer du Jugement des autres.
J'ay Thonneur d'être avec un trèsprofond rçspect
Votre ^es humble et très obéissant serviteur David d^ ÇçAigiii^auE Capitoul