‹ Jean Calvin, les hommes et les choses de son temps (volume 2)Chapitre 50 sur 116 · I. M. D. G., XXII, i>. 260, Goulart · texte numérisé non relu

I. M. D. G., XXII, i>. 260, Goulart

sonnes de la première qualité les cadres dorés aux miroirs et aux portraits de ceux de leur famille.

iMais elles défendent toutes tapisseries de soj'e, et ne permettent pas plus de deux chambres meublées de haute lice ou de cuir doré.

Et de plus elles interdisent toutes peintures de prix sur les murailles et plafonds, et tous planchers parquetés, à peine de 2S écus. Les ordonnances s'opposaient aussi à une hauteur considérable des plafonds '. »

Ainsi la grande période, la période héroïque de Genève va environ jusqu'au milieu du dix-septième siècle : voilà la période calviniste et, pendant cette période, la maison est austèrement simple.

Mais ce n'est pas tout, ce n'est pas même l'essentiel de constater que la façade de la maison genevoise était haute. Pourquoi étaitelle haute? Nous en avons dit la raison glorieuse. — De même l'essentiel n'est pas de constater que l'intérieur de la maison genevoise était austèrement simple. Pourquoi était-elle austère et simple? Disons-en la raison non moins glorieuse.

Les Genevois avaient conquis leur liberté avant l'arrivée de Calvin. Les anti-calvinistes ne cessent de le rappeler. Et le fait est vrai.

Mais c'est exactement à la situation de Genève que peut s'appliquer alors le mot fameux : « Bien taillé; maintenant, il faut coudre. » — Les Genevois de la fin du moyen âge avaient eu les qualités nécessaires pour conquérir leur liberté. Avaient-ils les qualités nécessaires pour la conserver? Etaient-ce les Libertins qui pouvaient vaincre

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