PREMIERE PARTIE La maison de Calvin et les deux maisons contiguës
E mot hanter a, peut-on dire, dciLv sens. Il signifie d'abord : fréquenter certains lieux, c'est-à-dire habiter, et l'on pourrait modifier ainsi le proverbe : Dis-moi où lu hantes et je te dirai qui tu es. Rien en effet ne trahit mieux l'escargot que sa coquille, ni l'homme que son habitation. Voilà pourquoi ^^J i^'sS^itéLJyf^' "°"^ avons commence par étudier la maison de Calvin. é^t^ vc^wroa^o'c^ jyj^jg j^ ^^Qj /j^,ii(;j- signifie aussi fréquenter certaines per-
sonnes : Dis-moi qui tu hautes et je te dirai qui tu es. D'après les personnes avec qui nous aimons vivre, causer, discuter, passer des heures ou des journées, il est possible de deviner, presque à coup sûr, notre tempérament, nos goûts intellectuels, notre constitution spirituelle et morale. — Voilà pourquoi, après la maison, nous allons étudier la rue de Calvin, c'est-à-dire les amis de Calvin qui habitaient la même rue que lui. Car il se trouve, — comme en vertu de cette attraction, dont nous avons si souvent parlé, et que nous constatons toujours et partout, — que les amis les plus intimes du Réformateur étaient venus se loger
aussi près de lui que possible : il pouvait designer le groupe de ses inlimes par le mot î'/cm/, mes voisins'. r ■ ,-■
L'archiviste Th. Heyer, dont nous avons eu plusieurs fois 1 occasion de signaler les travaux d'une érudition si précieuse, a dressé une sorte de plan cadastral de la rue des Chanoines, au temps de Calvin, indiquant le propriétaire ou rhabitant de chaque maison ; et son fils, M. le pasteur H. Heyer, l'honorable secrétaire actuel de la Compagnie des pasteurs, a bien voulu nous donner ce document si curieux et si intéressant. Il va singulièrement nous aider dans cette dernière étude. (Page 569.)