Archives nationales, K K. 70, fol
4. Bibl. nationale, Cab. d'Hozier, 6283. — Ce nom de Miette se rencontre fréquemment en Picardie et dans les Flandres; voir: Incentaire sommaire des archifes du Nord, t II, p. 207. — Leuridan, Les Châtelains de Lille, p. 332. — Actes de François l, année 1.533. — Cabinet des titres à la Bibl. nat., pièces oritrinales, n° 1962,
d'une robe à col bas et droit, et d'un surcot dont le col dépasse celui de la robe.
jy. Couronne entre deux grènetis, et, au milieu du champ, l'inscription suivante : INGENl | \'M PIE- TAS I ET I FIDES. Cette disposition de revers se rencontre fréquemment sur les monnaies romaines, et notamment sur les grands bronzes d'Hadrien.
Musée royal de Bruxelles, bronze ; diamètre, 51 millimètres(?). Van Mieris, t. I, p. 424. — Pinchart, loc. cit., p. 3 et 4. — Armand, t. Il, p. 81, n° 6.
11 importe de comparer le costume de Ruter avec celui de Jean Carondelet et de Pierre de Courthardi ; pourla tranche du buste, le retroussis du bonnet, il faut voir la médaille de Palomar et celle de Jean de la Gruthuse. En ce qui concerne le revers, la couronne est identique à celle du Palomar et à celle de l'Antonio Gratia Dei ; l'inscription doit être rapprochée de celles du Pierre de Sacierges, du Pierre de Courthardi et des Robert Briçonnet.
Nicolas Ruter ou de Ruter naquit près de Remich dans le Luxembourg. 11 servit successivement Philippe le Bon, Charles le Téméraire, Marie et Maximilien. et Philippe le Beau, dont il fut ambassadeur en loOI. Grâce à eux, il obtint de grands honneurs ainsi cpic beaucoup de charges civiles et ecclésiastiques, à Louvain, à Haarlem, Cambrai, Deventer, Bruges, Termonde et Lierre. Il fut prévôt de l'église Saint-Pierre à Louvain, et par suite chancelier de l'uni vcrsilé de cette ville. Etant devenu évcquc d "Anas, Rutei- fonda à Louvain le collège d'Arras, cl niom-ul à Maliiu^s i(^
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19 novembre 1509. C'est en 1478^ et non en 1480, comme le disent Pinchart et Armand, que Ruter fut nommé premier secrétaire, et c'est entre 1478 et le départ, pour la France, de son collègue Jean de Candida, comme lui secrétaire du duc et de la duchesse, que fut modelée notre médaille, exécutée vraisemblablement peu de temps avant le départ de Candida, et probablement vers 1482.
PIERRE DE COURTHARDI
PETRVS CORTHARDVS REGIVS ADVOCATVS, grènetis autour de la légende. Buste de Pierre de Courthardi, à droite ; coiffé d'un bonnet rond avec pli vertical au milieu, deux dépressions horizontales vers le haut, et petit cordon dépassant légèrement le sommet ; les cheveux, coupés court sur le front, couvrent complètement l'oreille et tombent sur la nuque. Ce personnage est vêtu d'une robe à collet droit et court que dépasse le col du surcol. Costume et bonnet sont semblables à ceux de Robert Briconnet, président des enquêtes, de Pierre de Sacierges, de Guillaume des Perriers, et aussi de Ruter et de Carondelet.
I^'. Inscription en cinq lignes : ARS | VIRTV'S | ET I INGENIVM. Grènetis autour du champ.
Cabinet de France, bronze; surmoulé ancien un peu flou, mais non retouché, provenant de l'ancienne collection Montigny. Diamètre, 55 millimètres.
Jacques de Bie, La France métallique, p. 201, 111. —
1. Archives du Nord, B. 2116 [Inventaire sommaire, t. IV, p. 254-255).
Trésor de numismatique, médailles françaises, V^ partie, pi. LIV, 1, et p. 44. — Armand, loc. cit., t. II, p. 86, n" 11. —A. Heiss, Rev. num., 1890, pi. XIII, nM, et pp. 463-464, 477.
Pour la légende du droit sans signes séparatifs entre les mots, cette pièce ressemble au Ruter ; pour la disposition de l'inscription du revers, elle doit être rapprochée du revers du même Ruter et de ceux de Pierre de Sacierges et de Robert Briçonnet.
L'éditeur du XX^ volume des Ordonnances déclare « n'avoir pu rien découvrir sur P. de Cohardy que son blason • ». Voici pourtant quelques renseignements, dont plusieurs inédits.
Ce personnage a signé Pierre de Courthardi une lettre autographe adressée au roi^, au sujet des affaires de Flandres ; mais on trouve également son nom écrit : Gourhardy, Couthardy, Courthardy, Cohardy, Cottardi, Cothardy^.
Notre Pierre de Courthardi était originaire du Maine, et appartenait à la même famille que Séguin de Cohardy, physicien de la reine de Sicile, en 1448, et nommé médecin public de la ville d'Angers le 25 octobre 1454*. Il était le neveu de Jean de Courthardy (alias Couhardi), aumônier de la même reine, mort en 1469 et enterré à Saint-Julien du Mans^.
Le 6 novembre 1467, Pierre de Courthardi, « licen-