ACTE DEUXIÈME
MONTLOUIS, à part.
Voilà qui me fait passer le goût du thé I
Il O RTE NSE .
Pouvez-vous me les prêter?
Diantre! je m’attendais à deux ou trois cents louis... Mais cinquante mille francs!... Que je suis simple! c’est une plaisanterie, n’est-ce pas?
HORTENSE , descendant la scène.
Je le voudrais, malheureusement mes billets sont là.
MONTLOUIS
Vous avez encore fait des billets? Vous m’aviez promis...
HORTENSE
Que voulez-vous? Il faut vivre.
MONTLOUIS, descendant.
Il me semble pourtant que je fais assez bien les choses...
HORTENSE
Avec qui?
MONTLOUIS
Mais... avec vous sans doute... 12,000 francs de pension pour votre toilette...
Que voulez-vous qu’on fasse avec \ 2,000 francs? Vous savez mieux que personne le prix de nos fanfreluches...
Fanfreluches!... permettez! Vous me ruinerez avec des fanfreluches pareilles !
HORTKNSE .
Remarquez, mon ami, que je ne vous demande pas un cadeau, mais un prêt. Je vendrai encore une ferme...
MONTLOUIS-
Mais vous n’avez pas le droit de disposer sans mon autorisation...
H O RTE NSE, assise à la table.
Je le sais bien ; autrement je ne ferais pas de billets! Vous m’autoriserez.
MONTLOUIS
N’v comptez pas. C’est bon pour une fois. Vos billets sont nuis ; je ne les paierai pas.
HORTENSE
Vous les laisserez protester?
MONTLOUIS
Parfaitement.
HORTENSE
Ne dites donc pas d’enfantillages! Et puisqu’il faut vous exécuter, exécutez-vous de bonne grâce.