Champlain, éd, de Québec, p
4. « Nos hyuernans consomment en bref ce peu qu’ils auoient.…. c'estoit la cour du Roy Petault; chacun vouloit commander ; la paresse et faineantise, auec les maladies qui les surprirent, ils se trouuerent reduits en de grandes necessitez...; les vnze moururent miserablement ». Champlain, Les Voyages de la Nouvelle France, Paris, 1632, in-4, chap. vr.
dessinées pour figurer des villages. Il n’y en a pas moins de dixsept, dont six en Gaspésie et deux au sud de la baie des Chaleurs. Or, non seulement ni Cartier, ni Roberval, ni de la Roche ne construisirent d'habitations, excepté à l’île de Sable et à Charlebourg ou à France-roy, mais ils ne firent aucune excursion dans l'intérieur des terres à l’est du Saint-Laurent, et tous les Français qu’ils avaient amenés périrent ou revinrent en France. C’est-àdire que si même ces dessins avaient eu pour but d'indiquer des villages d’Indiens, — ce qui nous parait peu probable, étant donnée la forme des bâtisses, — les Français ne devaient en rien savoir. Il faut arriver aux expéditions de Poutrincourt et de Champlain, dans les premières vingt-cinq années du xvi* siècle, pour trouver des habitations d’Européens dans ces pays.
Cette carte est donc, à notre avis, postérieure à l'an 1603; d’ailleurs, la précision relative des contours, l'ampleur du avis, la main-d'œuvre en général, rappellent plutôt la cartographie du sv siècle que celle du temps de Henrill, plus fine, mais sèche et d’une calligraphie différente.