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capilli de maschij sono longi, quanto noi altri usiamo, et pendeno con certe inhanelate volveture, et hanno il volto con gran signi segnato, et li segni sono como quelli de li Indiani, gli occhi suoi tranno al verde, dali quali quando guardano, dona un gran fireza a tutto il viso : la voce non se intende, ma per cid in se non ha alcuna aspreza anci piu presto & humana, la condictione et gesti loro son mansuetissimi, rideno assaie dimostrano summo piacere, et questo & quantoalli homini. La dona ha piccole poppe et belissimo corpo, et tien un viso assai gentilesco, il colore de le quale più presto se puo dire biancho cha altro, ma il maschio e assai più negro. In summa, salvo che la teribile guardadura de Ihomo, in ogni altra cosa mi pareno equali alla imagine et similitudine nostra. Da ogni parte sono nudi, salvo che le membra vergognose, che con una pelle di sopradicti cervi se tengon coperti. Non hanno arme, ne ferro niuno, ma cid che lavorano, et cid che fanno, fanno con durissime pietre aguze, con le quale non à cosa si dura che non taglino. Questo naviglio & venuto di la a qua in un mese, et dicono esservi 2800. milia de distantia; laltro compagno ha deliberato andar tanto per quella costa, che vole intendere se quella & insula, o pur terra ferma. Et cusi il Re con molto desiderio et quello et altri aspecta, li quali venuti che siano, et portando cosa degna di V. Ex.tia subito ne dard notitia a quella.…
Lisbonæ, die XVI] octobris 1 501.
Il. et Ex. Duc. D. V.
Servilor ALBERTUS CANTINYS.
Au verso :
QUL®S Principi et Ex.v° Domino Domino Herculi Estensi Duci Ferrarie dignissimo ac domino meo singularissimo. Ferrarie'. »
1. Manuscrit des Archives d'Etat à Modène. — Cancelleria Ducale. Dispacci dalla Spagna.
Quoique d’une importance qui ne saurait échapper au lecteur, ce document ne permet pas encore de préciser l'atterrissage de Gaspar Cortereal en 1501.
Pour des raisons que nous exposerons dans un travail d’ensemble sur les expéditions de ce navigateur, deux hypothèses seulement nous paraissent admissibles. La première est qu'au cours de son troisième voyage, vers le printemps de l’année isor, Gaspar Cortereal, longeant la côte supérieure du Labrador, est remonté jusqu’à l'entrée du détroit d'Hudson, et que les rivières mentionnées dans le récit rapporté par Cantino, sont celles qui viennent se jeter dans la baie Ungava. L'autre supposition est qu'après avoir atterri à la partie la plus septentrionale de l'ile de Terre-Neuve, il entra dans le golfe Saint-Laurent par le détroit de Belle-lsle, et que les « molii et grandi fiumt » en question sont les nombreuses rivières qu’on compte de ce détroit jusqu’au fleuve Saint-Laurent.
En attendant qu’il nous ait été donné d'examiner la carte envoyée par Alberto Cantino à son souverain, c'est vers cette dernière hypothèse que nous penchons.
Après Cantino et Pasqualigo, Lopez de Gomara, qui écrivait vers 1551, est, à notre connaissance, l'écrivain le plus ancien qui parle des Cortereal. Il place sous l’année 1500 les événements dè 1501, puisque son récit mentionne que « for por esclavos hasta sesenta hombres de aquella tierra ‘. » Nous croyons que sa seule autorité est la traduction latine de la lettre de Pasqualigo. L’assertion : « Dejd su nombre 4 las islas que estän à la boca del golfo Cuadrado y en mas de cinquenta grados, » est une inférence tirée de quelque carte lusitano-espagnole encore inconnue.
Le récit de Ramusio * a également pour base la lettre de Pasqualigo, commentée au moyen de cartes portugaises ou espa-
1. Primera y segunda parte de la Historia General de las Indias, Çaragoça, 1552, in-fol. ; p. 177 de l’édition de Vedia. 2. Raccolta, t. III, f. 417 A.
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