Excerplu Historica, p
Supra, page 176.
Mucuez CoRTEREAL, chet des huissiers du roi : « Porteiro m'or do Senbor Rei D. Manoel. » Comme il appert de sa lettre à Christovam Lopez, Miguel Cortereal, avant le mois d'août
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1501, avait armé une expédition, pour laquelle le roi Manoel accorda d’abord un équipage de cinquante hommes, qui plus tard, fut porté à quatre-vingts !. Ce voyage resta à l’état de projet, et ce ne fut qu'en vertu de lettres-patentes octroyées le 15 janvier 1502, que Miguel, à son tour, prit la mer. Ces lettres lui concédaient la moitié des terres-fermes et des îles trouvées par son frère Gaspar, et celles qu’il pourraitlui-même découvrir.
Il partit donc (non dans le seul but de retrouver son frère, dont on était sans nouvelles), le 10 mai 1502, avec deux navires, dit Goes : « Partio de Lisboa ahos dez dias de Maïo de M. D. n° com duas naos sem nunca delle se mais hauer noua*. »
Galvam relate que l'expédition était composte de trois caravelles, et que, s’il est vrai que celle montée par Miguel Cortereal ne revint jamais, les deux autres retournèrent à Lisbonne. Il ajoute même cette circonstance que lorsque la flottille arriva au Nouveau-Monde, les trois navires décidèrent d’explorer chacun séparément les fleuves de cette contrée, et de se retrouver au point de départ le 20 août (1502); ce que firent deux des caravelles, lesquelles, après avoir vainement attendu celle de Gaspar Cortereal, virèrent de bord pour revenir en Portugal :
« Foy em busca cum tres navios armados a sua custa. Chega dos à quelle Costa, como virao muitas bocas de rios, e abras, entrou cada bum pela sua, com Regimento que se ajuntassem todos alé vinte dias do mex Dagosto : os dous navios assi o fixerao. E vendo que näo vinha Miguel Cortereal ao prazo, nem despois algum tempo, se tomaraô a este Reyno, sem nunca mais delle se saber nova, nem ficar outra memoria, se nao charmase esta terra dos Corte Reaes ainda agora*. »
Le lecteur remarquera que, selon Galvam, l'expédition était composée, non de deux navires, comme le dit Goes, mais de
1. (* Quando armey em lixboa eu tomei mantimenlos pera tres meses S. pera cimquanta homens e depois mandou el Rey noso Senhor que tomase mais trinta homens.…. Feito aos seis dias dagosto de quinhentos e hum. (signé) Miguel Corte Reall ». MS. cité par Kunstmann, p. 93, riote 119,
trois, sur lesquels deux revinrent à Lisbonne. Il importe aussi de noter qu'ici, encore, on mentionne un grand nombre de rivières : « muitas bocas de rios, » — ce qui n’est pas un des traits distinctifs de la côte septentrionale du Labrador.