Tratado, 1731, p. 56 et
3. Dans son testament du 24 août 1519, Argensola et Navarrete le disent natif de Porto. Le fait est qu’on ne sait pas exactement où il est né,
laquelle Magellan, de Séville, offre ses servires à Charles-Quint, que Gomez serait venu en Espagne. La première fois, cependant, que ce dernier apparaît dans les documents, c’est le 10 février 1518. À cette date, une cédule royale, entérinée à Valladolid le nomme, lui, onzième ', pilote de S. M. : « Nombrase a Estevan Gomez Portuguez, Piloto con 30,000 m.*, »
Nous ne croyons guère à cette haine invétérée que, d’après Antonio Pigafetta*, Gomez aurait portée à Magellan pour avoir été supplanté dans la fameuse entreprise qu'il serait venu offrir à l'Espagne avant lui. Magellan ne l’eût pas accepté comme pilote de la Trinidad, navire que montait le grand navigateur *. D’ailleurs, nous avons vu que Gomez vint en Espagne non avant Magellan, mais en même temps que lui.
Parti de San Lucar, le 27 septembre 1519, Gomez revint à Séville le 6 mai 1521 *. Selon Herrera ‘, il fut emprisonné en débarquant, mais immédiatement relâché, puisque nous le voyons figurer comme pilote à bord de l’escadre' commandite par Pedro Manrique qui attaqua les corsaires français à la hauteur du cap Saint-Vincent le 24 juin 1521.
Gomez avec au moins sept autres pilotes, cosmographes et cartographes, fut chargé de représenter l'Espagne À la confé-
1, Juan Serrano, Juan Vespuche, Vasco Gallego, Francisco de Soto, Francisco de Torres, Andres Garcia Niño, Andres de San Martin, Andres de Morales et Juan Rodriguez de Mafra, émargent comme pilotes de S, M, le 6 mai 1519, après avoir émargé le 30 août 1515 et le 23 juillet 1516. Colcc. Muñoz, À. 102 et À. 103.