J. S. Brewer, Loc. cit,, No
nent par 52°‘, et descendirent jusqu’au cap de Bas ou de Raz. Ils continuaient leur route de conserve, lorsque dans la nuit du 1e" juillet une violente tempête les sépara, et plus jamais on n’entendit parler du Samson. Aussi ne savons-nous SUF quelles autorités Frobisher se fondait lorsqu'il dit à Hakluyt que ce navire sombra : « in a dangerous Gulph, about the great opening, between the North parts of Newfoundland and the Country lately called by her Majestie, Meta Incognita *. »
Le 3 août, Rut vint jeter l'ancre au port Saint-Jean, d'où il comptait aller au cap Speer (le Cavo da Espera des cartes portugaises), afin d’y rencontrer l’autre navire, qui, selon un arrangement préalable, devait y chercher refuge en cas de tempête ct attendre son compagnon pendant six semaines.
Hakluyt dit avoir appris que John Rut et la Mary of Guilford revinrent en Angleterre au commencement d'octobre 1527.
Ce bref récit, qui renferme à peu près tout ce qu'on sait du voyage de ce navigateur, est emprunté à la lettre qu’il écrivit à Henry VIII, le 3 août, jour de son arrivée au port de Saint-Jean de Terre-Neuve, laquelle est confirmée par une autre lettre, adressée aussi de ce port, le 10 du même mois, au cardinal Wolsey par Albertus de Prato *, chanoine de l’église Saint-Paul, de Londres, riche et savant mathématicien *, qui accompagnait Rut sur la Mary of Guilford, lettre dont nous n'avons, malheu-