RUSSE
reusement, que l'adresse, la date et les deux premières phrases.
— Enwarp Hazcr, Chronicle, London, 1550, t. Il, f, 158, et, d'après lui, servilement, GRAFTON, Chronicle, London, 1569, p. 1149 (et p. 724 et t Il, p. 393, des réimpressions de sir Henry Ellis) consacrent à ce voyage, (sans nommer Rut) cinq lignes, copices par HakLuvr, Principall Navigations, t. II, p, 129. A la brève mention empruntée à ccs deux historiens (dont certains critiques font des navigateurs), Hakluyt ajoute quelques détails qu'il déclare tenir de sir Martin Frobisher et de Richard Allen.
— Purcas, His Pilerimage, London, 1625, in-fol., t. II, p. 809, et t. V,p. 822.
Maîrre GruRe. Deux navires, partis de Portsmouth le 10 juin 1527, lesquels atterrirent au cap de Bas (sic) le 21 juillet. La mention de ce voyage est empruntée à Purchas, qui dit lavoir relevée au dos de la lettre de Rut précitée : « À memorandum was endorsed on the original that Master Grube’s two ships teft Portsmouth 10 th June and arrived at Cap de Bas 21 July, wbich was the first land after leaving Selle, »
Il est possible que cette expédition ne soit que celle de John Rut. En douter, c'est supposer que quatre navires, au lieu de deux seulement, commandés par paires, appareïllèrent ensemble de Plymouth et atterrirent le même jour au cap de Bas ou de Raz. Notons, cependant, que les termes du mémorandum relevé par Purchas : « Master Grube’s two ships, » impliquent que deux des navires étaient commandés non par John Rut, mais par un marin du nom de. Grube‘; et que, selon sir Martin Frobisher qui, néen 1594, était contemporain de l'expédition de Rut, un des navires se nommait le Dominus Vobiscum *.
— Purcuas, loc, cit,
1. Nous n'avons pu retrouver ce nom dans aucun des Calendars.
2. « And it bath been tolde me by sir Martine Frobisher, and M. Richard Allen. that one of the ships was called the Dominus Vobiscum ». Hakluyt, loc, cit,
NAVIRE DU ROI D'ANGLETERRE, que Ginès Navarro rencontra à l'ile de la Mona, et dont le capitaine relata avoir été avec un autre navire à la découverte du pays du Grand Khan, «per la mar del Norte. »
Une missive adressée à Charles-Quint par l’Audience de Hispaniola le 19 novembre 1527 ', rapporte la capture d’un navire anglais, dont le capitaine aurait déclaré avoir été « & reconocer los bacallaos. » C'estprobablement celui dontnous parlons et le même que cite Ovicdo* (bien que selon cet historien le navire venait du Brésil). Ce ne saurait être cependant John Rut, si l’assertion de Hakluyt que le Mary of Guilford revint en Angleterre au mois d'octobre 1527 est exacte, puisque la présence dudit « corsario ingles » est signalée aux Antilles en novembre, et que l’enquête faite à ce sujet est datée du 8 décembre 1527 ". Notons, cependant, qu'il n’est plus question de John Rut après sa lettre du 3 août 1527, et que les Calendars, domestic and foreign, ne font mention ni de largesse ni d’émargement dont il aurait bénéficie. Cette omission dans des documents si complets, et le fait que Hakluyt* ne parle du retour de Rut que comme un on-dit, permettent de supposer qu’il ne revint pas en Angleterre à cette époque, et même qu’il décéda au cours de ce voyage.
Comme Herrera, en donnant des détails sur l'expédition dudit capitaine anglais, cite Ginès Navarro, et que les documents originaux sont tous datés de 1527, c’est à tortque ce choniqueur Jui assigne la date de 1519. Selon Herrera, le pilote de la cara-
r. MS. de la collect. Muñoz, t. LXXVIL. f. 19, cité par M. Duro. Arca de Not, p. 316.
2, Historia General, lib. XIK, cap. xin, t I, p. 671.