‹ Jean et Sébastien Cabot [microforme]Chapitre 60 sur 219 · Buckingham Smith, Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Buckingham Smith, Loc. cit., p

4. Carta dirigida por el Embajador en Portugal al Comendador mayor de Castilla; citée par M. Duro, loc. cit,

as-

mographes espagnols reçurent pour la premiére fois des notions relativement exactes Sur la configuration de l'île du Cap-Breton et l'insularite de Terre-Neuve, Mais, à en juger par la carte de Gutierrez de 1550, ils ne paraissent pas s’être pressés de les utiliser. Barbié du Bocage! semble vouloir faire remonter à la fuite en France, dans l’année 1 540, de Miguel da Sylva, évêque de Viseu, l'introduction d'éléments cartographiques dont les Français se Scraient servis pour créer une sorte d'école de cosmographes. Ses données sont empruntées à La Cléde*, qui n’accuse cependant le transfuge que d’avoir emporté avec lui quelques papiers d'importance. » L'ordonnance du 2 3 janvier 1542, par laquelle Joño IL bannit son ancien favori, ne dit aussi que « Miguel da Sylva s’est dérobé à son Service ct à son obéissance sans restituer les lettres et écrits trés importants qu'on lui avait confiés en vertu de ses fonctions de secrétaire d'États, »

Cette hypothèse cst néanmoins admissible, surtout lorsqu'on voit figurer dans l’atlas de Jean Rotz ct sur là mappemonde dite de Harley', dressés en

1. Magasin encyc'opédique (de Millin), t, IV de l'année 1807, p. 148. 2. Hist, générale de Portugal, Paris,

1735, in-4, t, I, p. 708.

3: € D, Miguel se isentou de meu Seriço e obediencia, sem entregar as cartas e

cscripluras de grande sustancia e segredo, que como men escriväo da Duridade em seu poder tinha. » F, de Andrade, Cronica do muylo allo Rey D. Joam, tercero deste nome, Lisboa, r613, in-fol., Part, III, cap. 82,

4. British Museum, O{d. Roy, MSS., 20. E. IX;ct Add. MSS., 5413. Le portulan de Rotz fut fait pour être dédié à François Ier 5 l'autre porte les armes de France et celles du Dauphin.

France de 1542 à 1547, des renseignements si précis concernant Java et l'Australie que les Portugais avaient tant d'intérêt à tenir cachés".

Nous n'avons pu retrouver les œuvres de cosmographes tels que Jean de Clamorgan', ni voir celles attribuées à Guyon de Sardière”, mais la mappemonde faite en 1531 par Oronce Fine pour l'édition parisienne du recueil dit de Grynæus', et les cartes de Pierre Desceliers, de Jean Rotz, de Nicolas de Nicolay, témoignent de l'habileté des cartographes français sous le règne de François Ier, Ils étaient donc capables de dresser des portulans pour la navigation au Nouveau-Monde, et des cartes représentant les pays que la France cherchait alors à coloniser.

Quoi qu'il en soit, plusieurs grands planisphéres français de cette époque”, portent, à l'abri du pavillon fleurdelisé, des appellations portugaises. Quant aux configurations précises du golfe St-Laurent, et à

Page 1