Die Entdeckhung America's, p
rite de l'allemand Ruysch, que Beneventanus appelle « Geograbhorum, meo judicio, berilissimus, ac in pingendo orbe diligentissimus », €t qui, navigateur intrépide, parti du sud de l'Angleterre, en compagnie peut-être d'Améric Vespuce, était parvenu au delà de l'équateur jusqu'au 53° deyré, de latitude australe, etc. ,etc.!, »
Quant aux renseignements que possédait Marcus Beneventanus, ils proviennent, d'après son propre aveu, de connaissances spéciales : « Columbi et Lusitanorum alque Britannorum quos Anglos nunc dicimus, »
Notons, seulement, que le cap Race, ici nommé : « C. de Porlogesi » est à sa véritable latitude, et qu’on distingue un estuaire étendu qui paraît être l'entrée méridionale du golfe St- Laurent *,
Cette mappemonde a été reproduite en fac-similé par le vicomte de Santarem », et par Ghillany dans son Bei.
PORTULAN DE VESCONTE DE MAGGIOLO,
N y lit cette légende : « Vesconte de maiolo cuius Janue conposuy. In neapoly de anno. r. S.11. die xx January ».
Ce bel atlas, composé de’ dix feuilles de 0,40 X 0,28, provenait de la bibliothèque du duc d'Altamira, et fut acheté en vente publique à Paris, le 7 mai 1870, au prix de 1500 francs, par M. R. de Heredia, de Madrid, qui a bien voulu nous envoyer un
+ Les Papws géographes, p. 25.
+ Kohl, Discovery of Maine, p.158.
+ Atlas, 3° partie, planche 45.
ISII.
fac-similé de la partie supérieure de la sixième feuille, ainsi décrite par M. d’Avezac:
« Les terres polaires, dans un rayon de près de trente-cinq degrés, offrent les configurations les plus singulières et les plus curieuses, entourant la mer glaciale d’un rivage continu depuis la Noruega jusqu’à une Terra de los Ingres (sic) plus boréale d'une dizaine de degrés que la Terra de Lavorador de rey de portugall", »
A environ dix degrés plus au sud de cette terre de Lavorador, on en distingue une autre plus grande encore , dénommée « Terra de corte reale de rey de portugall », suivie de la légende : «terra de pescaria. »
Ces noms sont les seuls qui nous intéressent ; quant aux contours, on ne saurait y-attacher d'importance à cause du vague et du caractère évidemment arbitraire des lignes. L'intérêt que présente cette carte consiste dans la position qu’elle assigne aux découvertes des Anglais, placées beaucoup plus au nord que le prétend Sébastien Cabot dans le planisphère de 1544: C’est aussi le premier portulan italien, X'notre connaissance, où mention soit faite de la région septentrionale du nouveau continent.
MM. Desimoni *, d’Avezac * et Uzielli ‘ citent de Vesconte de Maggiolo, des portulans de Naples, 10 mars 1512, à la Bibliothèque nationale de Parme; Gênes, 1519, à la Bibliothèque royale de Munich; Gênes, 10 août 1524, à l’Ambrosienne de Milan; Gènes, 7 juillet 1525, à Parme; Gênes, 3 septembre 1535, à la Bibliothèque du roi à Turin; 1535, à la Bibliothèque de la cathédrale de Tolède; Gênes, ‘29 octobre 1547, à la Bibliothèque nationale de Paris; 1549, à la Bibliothèqu ‘ommunale