Herrera, Decad, I, lib, IV, Cap. 13, P
$s. Notes de Cean Bermudez, dans Navarrete, Biblioteca Maritima, t, I, p.712,
6. Herrera, Decad. III. lib. X, cap. xt, p. 2943 Decad. IV, lib, IV, Cap. V, p. 30.
7. Sa calligraphie était aussi très différente de celle du cartographe de Weimar, comme on peut s'en assurer par la photographie du premier feuillet du catalogue original de la Colombine, placé en tête de notre Ensayo Critico.
8. Il fut nommé en même temps que Juan Diaz de Solis. Navarrete, Hist. de la Nautica, p. 138.
d'Americ, cosmographe de la Contratacion de Séville depuis le 24 juillet 1512, et qui fut appelé à succéder à Sébastien Cabot, comme examinateur des pilotes après le départ de ce dernier en 1526, Miguel Garcia ‘, son coadjuteur dans ces fonctions, Sancho de Salaya ou Celaya *, un des représentants de l'Espagne à la conférence de Badajoz, Pedro Ruiz de Villegas, cosmographe major de Charles-Quint, membre de la junte de 1524, surnommé par Philippe IL, « el Jnvestigador de la perfeccion *; » Juan Rodriguez de Mafra et Vasco Gallego, pilotes royaux dès 1519, qui revinrent avec la Wittoria*, Jorge et Pedro Reïnel’; enfin, Nuño Garcia de Toreno.
Les noms insérés le long du littoral de l’Amérique septentrionale sont les mêmes dans la carte anonyme de Weimar et dans celle de Pedro Reinel. Ils se trouvent aussi placés dans un ordre identique : « y. da fortuna (y: de la fortuna), c. do marco (c: del março), c. das gamas (c: de los gamas), y. dos faves (ylleos de las aues? ), y. de frey luis (y: de frei luis), c. de boa ventura (c: de buena ventura), y dos bocalhas (y: de los bacallaos), c. da espera (c : de la spera), KR. das patas (R. de las patas), c. Raso (c: Rasso). » Nous n'avons cependant aucune preuve que Pedro Reinel ait été encore de ce monde en 1527, ni qu’il ait jamais eu le titre de cosmographe de Charles-Quint. D'autre part, s’il apporta sa science en Espagne, on s'explique que ses collègues et ses élèves se soient servis de ses travaux et qu'ils aient copié tous ces noms purement portugais.
Quant aux autres cosmographes, il n’y a, malheureusement, que Nufño Garcia dont nous ayons encore des cartes. On ne saurait cependant déduire de ce fait qu’il est véritablement l’auteur du planisphère anonyme de Weimar, car, ainsi que nous l’a-
1. Herrera, Decad, I, lib. IX, cap, 111, p. 260. 2. Navarrete, Biblioteca Maritima, t, Il, p. 695. 3. Idem, p.613.