Jean-François de La Rocque, seigneur de Roberval [microforme]
Jean-François de La Rocqne naquit vers l'an 1500, très probablement dans le Languedoc, où son père, à un moment donné, exerçait les fonc-
: tions de connétable, à Carcassonne. Lescarbot en à fait un gentilhomme
du pays de Vimeux,' et voilà Pourquoi nous le voyons souvent désigné sous le nom de-Petit roi dé Vimeu. Ferland le fait naître en Picardie. Le père de Jean-François ; s'appelait Bernard ; il” était seigneur d'Arrains et Armenys. Charlos VIII lui avait confié ln tâche de
réprimer les brigandages opérés par ‘les gens de guerre venus du
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Msronarurs DE J.-F, DE LA ROCQUE, SEIGNEUR DE ROBERVAL,
royaume de Cécile'ou d'ailleurs delà les mons”, L'on constate qu'en 1501 Bernard de La Rocque, marié à Isabeau de Poitiers, qui lui avait apporté la terre de Roberval, était connétable de Carcassonne. :
Bernard de La Rocque mourut en 1514, laissant deux enfants mineurs: Charlotte et Jean-François. Si l'on en croit Charlevoix; il y aurait eu un troisième enfant, surnommé plus tard le Gendarme d'Anntbal, lequel aurait péri.én mer, en 1549, L'existonce do'ce brave d'entre les braves est pour le moins problématique, car on ne le rencontre nulle part ailleurs que dans les écrits du savant jésuite, Mais ce qui est certain, c'est l'existence d'une sœur de Jean-François. Charlotte épousa, en juin 1626, Guillaume dé Magdaillan, seigneur de Montataire.
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! Lesonrbot,"Afiat, de la Nouvelle-France, Ed. Trons, t. 1], p, 486,
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% Charlevoix, t, 1, p. #0,
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“Les contrats qui restent de ces temps reculés hô apportent les noms de plusieurs cousins germains de J ean-François. £% furent, entre autres, Bertrand de La Rocque, capitaine de Cherbourg ; Jacques de La Rocque ;
Jeanne de La Rocque, religieusé à Poissy, en 1520; Marquise de La.
Rocque et Françoise de ‘La Rocque.!' 1Il:y, eut, en outre, la: fameuse
. . Aie Rs, :
Marguerite, nièce de Jean-François, que ceHti-ci, lors de ses. courses en .
Amérique, abandonna avec son amant et sa nourrice Damienne (d’autres disent Bastienne) sur l'île de la Demoiselle. Après avoir vécu pendant
vingt-neuf mois sur cet flot inhospitalier, l'infortunée Marguerite,
recueillie par des marins et conduite en France, se serait réfugiée à
Nontron, dans le Périgord, afin d'éviter la colère de son oncle. André
Thévet, qui rappôrte ce touchant épisode, dans sa Cosmographie universelle, était l'ami, le familier‘ de Roberval.” $
Voilà ÿ qui nous est parveñu’ de la famille des La Rocque. Elle était considérable et considérée. Celui qui aurait pu en conserver le nom aussi bien que le prestige faillit à la tâche. Il ne songea pas même à faire
souche, préférant la vie de plaisir, d'opulence aux joies de la famille. L'on
se complaît cependant à reconnaître dans le-seïgneur de Roberval, vice roi du Canada, de l'énergie dans ses‘ entreprises et un grand fond de patriotisme. LME
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Lors de sa majorité, Jeun-François de La Rocque prit posgession des biens que lui avait légués son père. I1 en acquit lui-même de nouveaux, car on-le voit, à cette époque, mentionné comme seigneur de Roberval, Noë Saint-Remy, Noë Saint-Martin, Bacouel et Mauru, au duché de Valois (Oise), dé Seuil, Acy-lès-Rethel, Poix et Saint-Soupplex, dans le Rethelois (Ardennes), d'Arzains et Armenyÿs, dans le Languedoc (Aude).
Son faste lui attira des amis, et sa prodigalité- tout un essaim d'adulateurs. Clément Marot, dont la bourse était le plus souvent à sec, ne sa fit pas faute de frapper à la porte du brillant seigneur. Pour le toucher il lui adressa une épître en vers, dans le genre de son épître à François l*, où il s'agissait d’un .emprunt d'argent. À lui le poète demande un cheval. La pièce sent son Marot, au ton famihier ot A gf6urnure -obséquieuse du quémandeur. La voici : si
: ge + 1 Ces renselgnements généalogiques ont été puisés aux archives du château de Robérval par M. l'abbé Emile Morel, curé de Chevrières, qui les à publiés en'1892 dans le Bulletin de la Société historique de Compiègne. 2/Thévet, l'Heptaméron des Nouvelles de très illuatre et très excellente Princesse Marguerite dé Valois, Royne de Navarre, Paris, 1559, Nouvelle LX VII.
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‘ capitaine d'une entreprise de colonisation au Canada.
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