‹ Jean Halbout de la BecquetièreChapitre 21 sur 66 · M. DU PAS. W · texte numérisé non relu

M. DU PAS. W

ferveur, on se l'imagine aisément. Sa dévotion s'accrut d'autant qu'il eut l'occasion de travailler le jour même à la conversion d'un gentilhomme huguenot. La veille, il avait voyagé d'Angers aux Rosiers ' avec un protestant qui habitait entre Laval et Château-Gontier. Cet homme s'appelait M. du Pas -. M. de la Becquetière, loin de lui cacher le motif de son voyage, l'avait engagé à se convertir.

Quelle ne fut pas sa surprise en le revoyant le lendemain, et en l'écoutant parler de retour à la religion catholique! Le soir, tous deux assistèrent dans la chapelle au sermon du P. des Mares '. Quel-

1. Sur la rive droite de la Loire, aujourd'hui dans le canton nord-ouest de Sauuiur.

•2. 11 s'agit peut-être ici d'un membre de la famille du Pas de la Grée. Cf. Arch. de M.-et-L. E. •,*:>>(;, et J. Denais, Armoriai de l'Anjou.

3. Le P. des Mares, né à Vire en lOûn, n'avait alors que vingt et un ans. Il était le compagnon de son Père général, le P. de BéruUe. — Cf. les Lettres de M™" do Sévigné, — Bibl. de Tours, ms. 402. — Richard. Dict. des Sciences

ques mois plus tard, ce gentilhomme abjurait son hérésie, après avoir reçu l'instruction nécessaire du P. de Bérulle avec lequel M. de la Becquetière lui fît faire connaissance.

De retour à Vire, ce dernier .ne put constater de sensible changement dans les dispositions de son épouse. Mais, à la fin de l'année, pour obtenir plus de lumière sur ce que Dieu voulait d'elle, elle entreprit le pèlerinage de la Délivrande près de Caen, avec son mari. Elle en rapporta le désir véritable d'entrer dans une communauté religieuse.

Dans les mêmes temps, M. de la Becquetière eut la douleur de perdre sa mère ' et son second enfant qui, comme le

ecclés. — Bilil. nat., F. fr. 13o-20. — Le P. dos Mares mourut on 1G87.

1. Dom Lo Cliovalier assigno a la mort de la Mèro do M. de la Becquetière la date de 1617, id., p. 1 IG. Cela paraît difficile à concilier avec le reste de son récit, et surtout avec la date du pèlerinage à Saumur. M. de la Becque-

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