CHAPITRE
opposition de l’épiscopat, des états et du peuple iieices, a la réouverture PROJETÉE DU SÉMINAIRE GÉNÉRAL, ET PROPOSITIONS CONCILIATRICES de l’enpereur. (De février jusqu’au 25 septembre 1787.)
Les évêques et les supérieurs d'ordres religieux obligés (21 janvier, 24 février, 21 mars 1787) d’envoyer de nouveau leurs élèves à Louvain. — Mesure violente prise au sujet des supérieurs des ordres religieux.—
La commission ecclésiastique soutient le séminaire général, et interdit la bulle Super solidilale, contre Eybel ; met le clergé sous uue honteuse surveillance de la police, et chasse le nonce apostolique. — Consternation générale à celte occasion. — L’affaire du séminaire général devient dès ce moment une question d’intérêt national. — L’empereur mande le cardinal à Vienne ; noble conduite de ce dernier. — Intrigues des illuminés de Vienne et de Bruxelles contre ce prélat. — Les évêques et les supérieurs d’ordres refusent d’envoyer leurs élèves à Louvain.
— Les RR. PP. capucins, contraints à cela par des menaces, protestent contre cette violence, ainsi que l'évêque de Namur, qui, menacé d'être exilé pour cette raisou, quitte la Belgique. — Le clergé et les magistrats adressent leurs plaintes aux états. — Yan-der-Koot se met à la tète des défenseurs de l’Eglise ; il est appuyé par les états de Flandre, qui s'adressent directement à l’empereur, aiusi que ceux de Bruxelles, Alost, Gand et Audenurde. — Les élevés des séminaires refusent de ictouruer à Louvain, inqdorent la médiation (23 mai et 4 juin) des étals, et démasquent les recteurs et professeurs du séminaire geuéral.
— Enseignement incrédule du séminaire filial de Luxembourg : les élèves meuaccut de le quitter — Pétition adressée à renqicreur par le clergé du diocèse de Bruges. — Nobles représentations des députés d'Audenaar, des magistrats de Bruges et de W est-Flandre, du clergé
TABLE DES MATIÈRES
■le cette province, îles étals rte Brabant, rte Flandre et de Luxembourg, et du comté de Hninaut. — Belle et énergique justification des séminaires épiscopaux par le chapitre métropolitain de Maliues Aspect
menaçant do pays. — Pi ou relie et sérieuse représentation des états du Brabant, adressée k l’empereur (11 juin!. — Ils protestent contre le renvoi du nonce apostolique , et demandent son rappel. — Lés villes de Bruxelles et de Louvain menacent de prendre les ai mes. — Les gouverneurs généraux de Belgique promettent ( 28 juin) aux états de Brabant leur médiation, aliu d’obtenir de l’empereur le retrait de ses ordonnances hostiles à l'Église; ils restituent, en attendant, aux évêques leurs anciens droits au sujet des séminaires, et tentent même de rétablir l’université de Louvain. — On ajourne la réouverture du séminaire général. — La tranquillité renaît dans le pays. — On annonce le prochain rétablissement de l’université de Louvain. — Joseph II cède aux désirs du peuple, mande à Vienne des députés belges , et leur fait une répons» favorable au sujet de ses innovations ecclésiastiques et du sé minaire général. — Les illuminés autrichiens et belges s’efforcent de détourner l’empereur de cette réconciliation; ils y réussissent en Bel gique. — Le comte de Murray, ministre plénipotentiaire, retire (16 août), proliablemcnt à l’insu de l'empereur, toutes les concessions faites par celui-ci et par LL. AA. RR. les gouverneurs généraux. — Protestation (38 août) des états de Flandre. — Bruxelles prend les armes. — Le comte de Murray renouvelle (21 septembre) les concessions faites par l’empereur, — Nouvel ajournement de la réouverture du séminaire général. — Allégresse universelle à ce sujet