CHAPITRE VII
qOVTRlÉHE CT DEHNILrE OUVERTURE VIOLENTE nu SÉMINAIRE GÉNÉRAL, ET SX DESTRUCTION l'Ail I.E PEUPLE. — LA IIELGlyUE RECOUVRE SON IMOÉPENUANCE.
— MORT DU CARDINAL DE IRANRENBERC. (Février I7S9, juin ISO* J
l.e cardinal est luauilé à Louvain (34 février) |K>ur constater l'orthodoxie de i'uistilut. — Les évêques et les supérieurs des ordres religieux re-
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çoiveut l'oriire «l'y envoyer leurs élèves pour le 15 mars. Ces derniers y sont contraints à main année. — Leur résistance. — Le cardinal les défend, démontre l’inutilité des mesures prises par le gouvernement, et en propose d'autres plus conciliantes (4 mars) — Semblables démartlies des autres évéques. — Noble réponse (9 mars) de l'évêque d’Anvers à l’empereur. — Nouvelles persécutions contre le cardinal. — Lettre révoltante que lui adresse le comte de TrauttmansdorfT (5 mars). — Le cardinal se rend (8 mars) à Louvain pour examiner l’enseignement du séminaire. — Conduite ignominieuse de TrauttmansdortT, du gouvernement, et des professeurs de ce séminaire, 'pendant l’examen, qui dura depuis le 10 mare jusqu’au 1" mai. — Constance héroïque du cardinal ; son retour il Maliues ; il rédige la déclaration demandée au sujet de l'orthodoxie de i’euseignement de cet institut. — Lutte du cardinal et île l'épiscopat de Belgique approuvée et admirée par plusieurs évéques d’Aulrictie, qui les exlrortent à une résistance inébranlable. — L'empereur semble vouloir prendre des sentiments plus modérés. — Cabale des ministies et des illuminée à Vienne. — L’empereur commande au cardinal, par une lettre autographe (6 juin), de lui envoyer sous les vingt-quatre lieures sa déclaration relative à l'enseignement de Louvain. — Envoi d'une brève déclaration (IC juin), en attendant celui de cette pièce plus détaillée (2fi juin), dans laquelle il signale comme hétérodoxe et scandaleuse la doctrine des professeurs. — Effet prodigieux produit par cette déclaration dans toutes les provinces. — Le cardinal est cruellement persécuté pour ce motif. — Sa magnanime défense. — Le gouvernement interdit, sous des peines sévères, l'impression et ta vente de tous les ouvrages relatifs h la défense de l’Église et de l'épiscopat. — Protestation des états contre cette mesure. — Polémique
amère qui s’élève au sujet de toutes les innovations de Joseph II
Voix menaçsnle de l'auteur de l’écrit intitulé Cent cinquante-deux absurdités extraites de. la législation ecclésiastique de Joseph II — Celui-ci abolit la Joyeuse entrée. — Mécontentement général à son comble On défend (17 octobre) sévèrement toutes les prières publi-
ques qui seraient ordouuécs par les évéques pour le rétablissement de la paix, lesquelles prières sont qualifiées d'artifices et de moyens révolutionnaires. — Soulèvement général de la nation. — Le cardinal quitte Matines, et se cache à la campagne. — Il est accusé du crime de lèsemajeslé; mandat d'amener lancé contre lui. — Lettre révoltante que lui adresse le comte de TrauUmansdorff. — Défense héroïque du cardinal (î novembre). — Tentatives faites pour s'emparer de sa personne et le conduire en Styrie. — La plupart des évéques se réfugient en Hollande. — Démarche conciliante mais infructueuse du gouvernement. — Joseph II révoque toutes ses innovations religieuses et politiques. — Le peuple prend les armes. — Victoire des patriotes brabançons. — Joseph 11, enfin détrompé, implore la médiation du saint-siège. — Lettre de Pie VI (13 janvier 1790) à l’épiscopat belge, dans laquelle il apprécie dignement et justement ces événements. — Joseph II est déclaré déchu
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de ses droits sur la Belgique (Il janricr 1790) Sa mort ; ses derniè-
res paroles au prince de Ligne ; leur signification. — Les étals aliolissent toute la législation ecclésiastique de Joseph II, et réintègreul les évêques dans leurs anciens droits. — Incendie du séminaire général. — Médaille frappée au sujet de cet événement — Rétablissement de l'ancienne université de Louvain ; le cardinal en fait l’ouverture par une messe solennelle à laquelle assistent tous les états du pays La Bel-
gique se soumet de nouveau & l’Autriche (30 mai 1791). — Triste état de l’Eglise belge sous la république française. — Derniers moments du cardinal ; son exil et son heureuse mort (Il juin mot) 718
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