‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 35 sur 127 · PLAN DU SÉMINAIRE GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

PLAN DU SÉMINAIRE GÉNÉRAL

salle particnlière, une bibliothèque composée d’ouvrages utiles et proportionnée à leurs étndes; et cependant il ne s’y trouvait que les œuvres des plus célèbres auteurs jansénistes et protestants. Parmi ces derniers, on donnait la préférence à ceux qui favorisaient le plus ouvertement le rationalisme, tels que Doderlein , Niemayer, Stendal, Less, Jacobi et Mosheim. Parmi les écrivains catholiques, on n’admettait que ceux qui manifestaient une sympathie ouverte pour le gallicanisme, le jansénisme et le fébronianisme. Pour sauver les convenances et pour tromper plus facilement les jeunes gens, on plaça cependant dans les bibliothèques quelques ouvrages de bons auteurs orthodoxes; mais on en rendait, sous mille prétextes, la lecture et l’étude difficiles aux élèves.

Ceux-ci, après avoir achevé leurs cours théologiques, qui devaient durer cinq années, étaient encore obligés d’en passer au séminaire une sixième, afin de se perfectionner davantage dans les fonctions qui sont propres à ceux qui ont charge d’àmes. Et en quoi ces exercices consistaient-ils? On croira peut-être que c’était à apprendre les cérémonies de l’Église relatives à l’administration des sacrements de baptême, de mariage, et autres rites sacrés? Nullement; dans les six premiers mois, ils devaient étudier le chant grégorien, et dans les six autres apprendre une méthode d’enseigner aux fidèles la doctrine chrétienne. Et afin qu’ils fussent mieux initiés encore dans les secrets de l’incrédulité, on leur recommandait d’apprendre cet art dans les écoles normales, où l’on prêchait ouvertement la haine de l’Église et le mépris de tout ce qui est saint : « Quand les ministres de la religion auront été élevés par cette

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