‹ Jean Henri, comte de Frankenberg, cardinal archevêque de Malines, primat de Belgique et sa lutte pour la liberté de l'église et pour les séminares épiscopaux sous l'empereur Joseph IIChapitre 35 sur 104 · A L’EMPEREUR · texte numérisé non relu

A L’EMPEREUR

tait ce qu’il allait perdre; vous verriez, Sire, nos concitoyens s’embrasser, se féliciter les uns les autres, les épouses applaudir aux travaux de leurs époux, et les enfants bénir la mémoire de leurs pères, pour leur avoir conservé intact l’héritage de leurs aïeux, et les heureuses constitutions qui le leur assurent. C’est au milieu de toutes ces marques éclatantes de la joie la plus pure que vous entendriez , Sire, retentir les airs de votre nom, et le peuple adresser avec ferveur ses vœux au ciel pour vivre longtemps sous les lois d’un prince aussi juste.

« Et comme tout ce qui retrace à ses yeux l’image de votre auguste personne forme d’abord l’objet de sa vénération et de son amour, Votre Majesté se fera aisément une idée de l’empressement général do revoir parmi nous ce couple auguste , qui nous est attaché, Sire, par les liens les plus sacrés.

«Nous sentons, Sire, ce qu’il en coûtera à Leurs Altesses Royales de se séparer de Votre Majesté ; mais si, pour rendre leur départ plus consolant, Votre Majesté y attache la levée effective des entraves apportées à la juridiction et aux prérogatives des évôques, le rétablissement du clergé tant séculier que régulier dans ses droits, le redressement des atteintes que la discipline de l’Église a souffertes, enfin celui dos autres infractions faites à la constitution dont Votre Majesté promet de faire traiter avec les états, nous espérons que ces Sérénissimes Princes, pour concourir efficacement aux vues bienfaisantes de Votre Majesté, daigneront faire ce sacrifice à leur sensibilité, en faveur d’un peuple aussi inviolablement attaché à l’auguste maison d’Autriche. »

PROTESTATION

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