‹ Jean Henri, comte de Frankenberg, cardinal archevêque de Malines, primat de Belgique et sa lutte pour la liberté de l'église et pour les séminares épiscopaux sous l'empereur Joseph IIChapitre 82 sur 104 · I. Questions · texte numérisé non relu

I. Questions

I e Lé canon îv de la sess. 24 du concile de Trente est dogmatique.

2° Par la parole Église , dans ce canon , on doit comprendre les pasteurs de l’Église, c’est-à-dire le chef de l’Église et les évêques.

3° La puissance dont il s’agit dans ce canon doit être comprise dans le sens d’une puissance propre et conférée par Jésus-Christ.

On demande, sur chacune de ces trois propositions, si elles répugnent évidemment aux vérités révélées ou à d’autres vérités fondées sur la raison ; si , au contraire, elles sont certaines; ou si, au moins, elles sont vraisemblables, et d’une telle vraisemblance qu’elles doivent être suivies en pratique.

IL Propositions.

1 0 De là , on ne peut obtenir de son propre évêque tout ce que l’on peut obtenir du pontife de Rome.

2° Le pontife de Rome est constitué par Dieu chef du gouvernement de l’Église, avec autorité de s’ingérer dans les affaires des autres évéques , et il jouit de cette autorité même dans les cas ordinaires.

3° Le pontife de Rome a, de droit divin , le pouvoir de suppléer à la négligence des autres évéques , et de veiller à la conservation de l’unité par de vrais préceptes et des peines proprement dites.

4° Ceux-là sont dans l’erreur qui disent que l’Église, d’après l’institution de Jésus-Christ, doit être administrée comme une république , et que la forme monarchique , qui répugne essentiellement à cette institution, y a été abusivement introduite.

On demande, pour chacune des questions précitées, une réponse comme ci-dessus; et pour la quatrième, on requiert simplement quelle est l’opinion des professeurs.

Page 1