I. Questions
I e Lé canon îv de la sess. 24 du concile de Trente est dogmatique.
2° Par la parole Église , dans ce canon , on doit comprendre les pasteurs de l’Église, c’est-à-dire le chef de l’Église et les évêques.
3° La puissance dont il s’agit dans ce canon doit être comprise dans le sens d’une puissance propre et conférée par Jésus-Christ.
On demande, sur chacune de ces trois propositions, si elles répugnent évidemment aux vérités révélées ou à d’autres vérités fondées sur la raison ; si , au contraire, elles sont certaines; ou si, au moins, elles sont vraisemblables, et d’une telle vraisemblance qu’elles doivent être suivies en pratique.
IL Propositions.
1 0 De là , on ne peut obtenir de son propre évêque tout ce que l’on peut obtenir du pontife de Rome.
2° Le pontife de Rome est constitué par Dieu chef du gouvernement de l’Église, avec autorité de s’ingérer dans les affaires des autres évéques , et il jouit de cette autorité même dans les cas ordinaires.
3° Le pontife de Rome a, de droit divin , le pouvoir de suppléer à la négligence des autres évéques , et de veiller à la conservation de l’unité par de vrais préceptes et des peines proprement dites.
4° Ceux-là sont dans l’erreur qui disent que l’Église, d’après l’institution de Jésus-Christ, doit être administrée comme une république , et que la forme monarchique , qui répugne essentiellement à cette institution, y a été abusivement introduite.
On demande, pour chacune des questions précitées, une réponse comme ci-dessus; et pour la quatrième, on requiert simplement quelle est l’opinion des professeurs.