SCÈNE V
Les Mêmes, MORGAN. ( Morgan entre en se courbant jusqu’à
terre.)
o’grady.
Nous sommes d’anciennes connaissances, monsieur Mor-
gan... La dernière fois que j’ai eu le plaisir de vous rencontrer, vous avea dû garder quelque souvenir de notre entrevue.
MORGAN
Co... colonel...
o’grady.
Vous aviez eu l'audace de présenter du papier timbré à un de mes hôtes, et je vous ai accompagné depuis le perron du château jusqu’à la loge du portier, en garnissant votre culotte de force coups de pied.
MORGAN. î
Vous avez toujours été bon pour moi, colonel... mais je crains d’avoir laissé une impression peu favorable...
o’gradv.
Je suis sûr, moi, d’en avoir laissé plusieurs, parfaitement marquées sur votre peau. ( Morgan se frotte machinalement. — Au Major.) Que veut cet homme?
LG major. ‘
Il déclare avoir été volé cette nuit dins la montagne, au carrefour des Trois-Chemins, par une cinquantaine de bandits armés. Le signalement de leur chef correspond à celui de l’homme que nous cherchons; de plus le hasard l’a mis sur la trace d’une partie du butin, et il a découvert en même temps la cachette du rebelle.
o’grady.
Je présume que vous désirez que j’écoute la déposition de cet homme. Si vous voulez me suivre, je prierai miss Dalton de nous excuser... Per icil... (Ils entrent à gauchc,aprés avoir salué Fanny.)