FANNY, O’GRADY, LE MAJOR, MORGAN
LE MAJOR. ’
Avec votre permission, colonel, je ferai, cette nuit même, une perquisition chez la jeune fille.
o’grady.
Vous m’avez arraché cet ordre, major. Je ne nie pas que tout ceci soit très-grave... Mais cette nuit, la nuit de ses noces.. . pauvre petite !... Attendez à demain !
LE MAJOR
Je ne crois pas, colonel, que l’on puisse se dispenser de rechercher un ennemi de l’État, dans la crainte de déranger des paysans qui s’épousent.
MORGAN
Ça ne me paraît pas suffisant.
o’grady.
Monsieur Morgan, votre mission est finie : vous n’avez plus rien à faire ici, tournez-moi le dos.
MORGAN
Le dos, colonel; je sais trop ce que je vous dois.
o’grady.
Allez attendre à la grille, et ne vous laissez pas flairer de trop près par les chiens... vous comprenez?
MORGAN
Parfaitement, colonel. ..Vous êtes bien bon... (Apart.) Ah !
ht*
Nora, elle sera belle, ta noce... Je t’avais bien dit que mon tour viendrait. (Il sort.)
LK MAJOR
Ce soir, colonel, je ferai cerner la cabane de cette fille, et j'y saisirai le rebelle, mort ou vif, dussé-je mettre le feu à son repaire... Mademoiselle, je vous présente mes hommages. (Il sort.)