ACTE QUATRIÈME
vice-roi ; j'engage uoon honneur et mon crédit pour sauver Jean. Paddy m'attend avec mon meilleur cheval au bas de ia colline. Je ne me suis arrêté ici que pour relever votre tête vers le ciel, source de toute espérance. Bon courage, ma fille, je reviendrai avec sa grâce.
maccoum, se plaçant devant O’Grady.
Non, O’Grady, cette tâche m’appartient.
OGRADT.
Maccoum ! Fanny l
MACCOUM.
Oui, Maccoum le rebelle, le proscrit, celui que le major cherche en vain, celui qui était caché dans la cabane de Nora, pour qui Jean s’est laissé condamner à mort... o’guady, regardant tour à tour Fanny et Maccoum.
Et pour qui miss Dalton a voulu assister à la perquisition dans la grange... N’est-ce pas cela, Fanny? (Fanny baisse la tête , à part.) Oh! j'ai peur de comprendre! (A Maccoum.) Saviez-vous, monsieur, que, sur la demande de miss Dalton, j’avais sollicité et obtenu votre grâce?
Je l’ai su ce matin, colonel.
o'ghadv.
Vous avez la lettre de pardon?
MACCOUM.
Elle n’existe plus.
o’grady.
Fort bien. Je m’explique enfin, Fanny, l’énigme de vos sentiments et de votre conduite ; elle était moins indéchiffrable que je ne pensais, mais il fallait en trouver la clef.
FANNt.
Pardonnez-moi.
o’grady.
Non, je ne vous pardonnerai pas le rôle que vous m’avez fait jouer dans cette triste comédie. Vous aimez ce gentilhomme, et vous alliez m’épouser par dépit! Quel être suis-je donc à vos yeux et que vous ai-je donc fait, Fanny, pour que vous comptiez faire de moi une table funéraire à la mémoire de ce jeune homme? Ne saviez-vous pas qu'une femme qui épouse un homme, quand elle en aime un autre, est bigame avec préméditation?
FANNY
Ah ! mon ami, je vous dirai tout.
paddt accourant, A Maccoum.
Maître, vous ne pouvez plus fuir ; les soldats cernent la colline.
FANNT.
On vous a trahi.
MACCOUM.
Nora, ma pauvre fille, la dernière chance est anéantie. o'gradt.
Pas encore. Prenez ïnon cheval, jamais on n’en a enjambé un meilleur. Voici mon chapeau et mon manteau. Descendez la pente et piquez devant vous pour gagner la grande route 1
NOUA
Mais les soldats?
o’gradt.
Ils croiront que c’est moi. Allez au pas de charge et passez dessus! Allons, monsieur, il s’agit de sauver un homme et de gagner une femme.
MACCOUM.
Colonel, qu’avez-vous dit?
o’gradt.
Partez, et bonne chance I
maccoum.
Ohl je reviendrai! (Il sort rapidement.)
Il joue sa vie! "
o’gradt.
Pardieu ! je le sais bien... je veux voir s'il est digne de prendre ma place.