JEAN, PIERRE
pierre, armant tout effaré par f escalier.
T'as pas besoin d’atteler, c’est moi qui porterai la lettre à la comtesse. Toi,tu uu dois pas l’en charger.
jean. Moi! ( L'observant .) Mais pourquoi? pierre. Ecoule-moi... tout à l’heure, coin ru’ la demoiselle allait s’ mettre- à écrire... j’ lui ai du connu’ ça... si manie vol’ mère est comtesse. . votisd’vez l'êtr’ aussi, vous, uiamzello ? Non, qu'ell' in'a dil, les pères seuls y donnent leurs titres à leurs eofatiu, et m«n pere était un pauvre homme qu’est autrefois mort dans I’ mont Cents en guidant un général français.
jean. Mon Dieu!...
pierre. El comment donc qui s'app’laitfque j* l'y ai d’mamlé sans réfléchir.. . Jean Thibaut qu'ell’ m’a répondu.
jean. C'est tua fille... c'est ma Jeanne!...
(Il fait un pas vers f escalier.) pierre, l arrêtant. Où vas-tu ?
jean, retenant. Es-tu ben sur de c’ que tu m' dis là ?
pierre. Et j’ sais ben sûr aussi qu' U comtesse d’Arezzo... c'est Goneviève.
jean. Toutes deux vivantes !...0h! j' sais bien, Pierre, pourquoi qae l’ ciel m'a pendant douze ans garde d’ la mitraille.., c’est que j’ dovaisun jourarrarher ma fille... H la mort... quoi !... c’tc belle fille... c'est la finile* qu' j’ai bercée... Hun Dieu du bon Dieu! j’ suis payé d'ioules mes peines... (Avecdélire.) Où qu’elle est... ma filto !... j’y vois plus... conduis-moi...
ptEtiTB. Calme- loi... Jean... faut pas t’ laisrer aller comme ça... parce que mou j’suis pas trop solide non plus... vois-tu bien.
jean. TV s pas son père... loi !
pierre. J 'suis- l’y donc pas son parrain?... c’est y pas ma filleule... et puis ta fille... c’eit y donc pas ma fille?
jean. Oh ! oui, ru’n aini, nous n’avons à nous deux qu’un curur et qu’une pensée. ( Lui tendant les bras.) Mon vieux Pierrot. (Pierre, se jette dans scs bras, Jean essuyant ses yeux.) Et diro que l’bon Dieu l’a conduite sous mon toit !
pierre. C’est aus>i l’bo;i Dieu qui l‘a inspirée quand eU’ l’a empêché d’aller faite ta déclaration au commissaire., car il aurait fallu tous comparaître, toi, ta fille, la mère, le beaupère.. Et la justice qu’a les yeux ben ouverts, aurait tiouvé encore une femme à deux maris, et tu sais., la belle limonadière... dix aus do fonda . 7 . nation.
jean, vivement. Mais Geneviève n’est pas coupable, elle. Kil’ m’eroyait mort. . cil* u* voulait pas so r’marier, mademoiselle Jeanne nous l’a ben dit., elles’est dévouée pour saillie.
pierre. J 'sms ben tout ça... mais la loi est la loi ! t as laissé croire qu Vêlais mort et lu n’ l'es pas. . Et puis, Geneviève vV alé pauvre avec toi... elle es: riche et comtesse ave? un autre... Et si on découvrait qu’son premier mari est vivant...
jean, passant. Tas raison... Oui, on voudrait la deshonorer... niais on n’Ie saura jamais... Oh! mon Dieut. . j’y songe... Gene* vièvaso perdra elle-même., elle voudia voir celui qui a secouru si tille.
fl
pierre. El fi ell’ te toi», l’danger peut t’
rencontrer avec « lie.
jean. N’aie pas peur, ça n’arrivera pas.. .
Geneviève ne me reverra jamais, on m’a offert une plare en Piémont. J’ai sur moi la carie du colonel qui me l’a promise., j’ trouv’rai ben sa d 'meure... et vois- tu, Pierre.
pierre, F interrompant. Tais-loil voici ta 111e. (Jeanne parait et descend i (soulier. )
/Kan, avec extase. C’est elle!