JEAN, LE COMTE, JEANNE
jeanns, entrant. Mousieur Jean... l’on vient de me dire que vous vouliez partir. (Le Comte te lève.)
jean. 11 te faut... mademoiselle.
jeaune. Et moi? et tout ce que j’ai k vous dire? le comte, rnwnt se placer entre eux . Vous prenez mal votre temps, mademoiselle , car monsieur Jean n’a que peu d'instants disponibles, et je veux les employer, mot qui at besoin d’avoir avec lui un entretien sérieux.
jean. Avec moi?
le comte. Avec vous.
Jeanne, au Comte. Croyez-vous donc quo je n’ai riendeseneuxàdiro.-.inoi, monsieur..
le comte, arec violence. Jo ne cherche p«»
» apprécier l'opportunité de votre insistant. Je vous prie de vous retirer, et j'attends que vous soyez partie.
jeanne. Mais, monsieur...
le comte, impérativement. Enfin... c’est votre père qui commande... obéissez... sortez!
jeannk, indignée. Vousn’ôics pas mon père, monsieur le comte l
le comte. Et je le sets bien , mademoiselle, puisque j’ai commis cette irréparable faute... do vous accueillir dans ma maison... de devenir l’epoux de votre inerc, pour voiler sous un nom illustre... l’opprobre et la houted un premier mariage.
Jeanne. La honte!... il n’y avait rien de honteux dans le premier mariage de ma more... mon<père était pauvre, il est vrai...
le comte, r interrompant. Si pauvre, qu'il en était mendiant ! ( Ici Jean comprimant un mouvement, sa retire au fond, d’oïl ü conndtr* Jeanne.)
Jeanne. Mendiant!... mon père!...
le comte, observant. Oo me l’a dit I jeannc. C’est faux!... monsieur le comte...
mon père était, comme vous le dite», un voiturier de la montagne... marchant la nuit, le jour, et quelquefois pieds nus pour rapport' r à sa femme et à sa fille un pauvre valait c qui lo faisait bénir, et il y en a d’autre», connu-' vous... monsieur le comte... sans iuw et sans pitié. ..
le comte. Jeanne, vous lassez ma patience...
jbanne. El ceux-lè qui outragent à la fou les vivants et les morts...
LE COMTE. AïSOz!
jeanne, continuant. Ne savent que refaire...
i maudire...
le comte, furieux, te lançant sur elle. Mjdcmunello ! ! i
jean, se jetant au-devant de lui avec fureur. Monsieur le comie!. . si jamais... (Il se contient, Je j n ne cherche à le réunir.) le comte, avec culme. Que voulez-vous?
jean, se contenant et lâchant de sourire.
Moi... rien! je... j'ai toujours la mauvais habitude... do tue mêler des querella... de»
autres !
le comte, à part. C’est bien Jean-Claude !
jean, revenant et cherchant à s’excuser. Je vous ai vu lever la main! alers, je suis venu. . pareeque... quand... et j'vousdis... jem'mèle toujours de ce qui ne me regarde pas et j'fcrai bien d'm'en aller... je d' vrais <Tjà être parti; (s'arrêtant d la porte, à part) mais je n’peux pas la laisser avec lui. (/fccenan/ a /faune.) Vous, mademoiselle, j’vas vous dire faut pas rester ici... M. le comte est irrité. le comte, à part. Il tremble pour elle!
jean, à Jeanne . Il faut vous retirer, je vous en prie...
jeannk, hésitant. Mais, monsieur Jean!...
jean. Je vous en supplie, faitcs-le pour moi, manuelle...
jeanm. Pour vous monsieur Jean?...
pour vous? Jo pars. (Elis monte À h ports s
droite, fut dit adieu de la main en lut envoyant wn baiser et sort.. Jean essuie rapidement une larme arec sa mancAt.)
le cunte. Il a pleuré... c’est bien son père ! jkam. J' vous d’monde ben pardon, monsieur, ai je roua ai offensé... mais, j'auis un vieux soldat... un peu rude... {'m’emporte ! et j’ai tort ! J’auis pas plus méchant qu'uno poule... mais(a'ejaifanf) quand on menace une lemme, et que !... (A part.) l'y casserais quelque chose... J'ferai bien mieux de m’en aller...
(Il s'échappe en courant.)
le comte. IriompAant. La comtesse est bigame... je suis sauté.