ECCLÉSIASTIQUE. — SA SUPPRESSION
Le 7 mars 1808, paraissait un décret ainsi conçu : « L'enseignement public dans tout l'Empire est confié exclusivement à l'Université. Aucune école, aucun établissement quelconque d'instruction ne peut être formé hors de l'Université impériale et sans l'autorisation de son chef. Nul citoyen ne pourra ouvrir d'école ni enseigner publiquement sans être membre de l'Université et gradué dans une de ses facultés. »
Malgré les termes absolus de Ledit, on espéra d'abord que les petils séminaires, relevant avant tout de l'Eglise pour leur enseignement et leurs méthodes, échapperaient à celle mainmise de l'Etat sur l'âme du pays. La composition du haut personnel de l'Université n'avait rien d'effrayant pour le clergé. Le grand-maître était M. de Fontanes, dont les sentiments religieux ne faisaient [mystère pour personne, et le conseil supérieur comptait deux ecclésiastiques éminents, Mgr de Bausset et M. Emery.
L'abbé Jean delaMennais se hâta d'écrire à Saint-Sulpice pour obtenir des éclaircissements. Les réponses furent d'abord rassurantes. M. Duclaux lui transmettait en ces termes l'avis du supérieur général : « M. Emery m'a dit