‹ Jean-Marie; drame en un acte, en versChapitre 3 sur 23 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

THÉ\èSE.

Le brick n'eut pas sitôt sombré Avec ses grands mâts et ses voilei.

j£AN-MARfE.

Que tout le ciel fut éclairé; A la lueur de ni:lle étoiles On V t saints Aïénor volan*.

Sur mer, a n^i qu'un goéland,..

Elle s'interrompt et jette un regard sur la campagne.

Comme on entend ce soir la plainte des m ouettesf Sur la grève, là-bas, leurs bandes inquiètes Mêlent des cris aigus aux rumeurs de la mer... Je ne puis jamais voir leurs tourbillons dans l'air Passer, sans qu'aussitôt cette ballade ancienne Avec son lent refrain sur mes lèvres ne vienne.

Elle s'assied,

La sainte prit dans l'algie verte Le capitaine à demi mort, Et sur son aile large ouverte Le conduisit droit jusqu'au port:

« ivéveille-toi, beau capitaine.

Voici ta ville et ton domaine... •

S'interrompant de nouveau.

// n'a jamais revu le port ni sa maison, Celui qui me chantait cette vieille chanson! Dans les Pardons, autour des Saintes et des Vierges, J'ai vainement pour lui fait allumer des cierges; Mais les Saints à présent restent sourds à nos crisj Et la mer ne rend plus les marins qu'elle a pris»,.

Elle laisse tomber »o»»fus»»u. et reste pensive.

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