‹ Jean-Paul Marat (volume 2)Chapitre 16 sur 41 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

de M. l'amateur Avec , à M. l'abbé Sans , sur la nécessité indispensable d'avoir une théorie solide et lumineuse , avant d'ouvrir boutique d'électricité médicale.

Kt pour que l'ironie soit complète, il datait sa publication d'Epidaure et de Paris. 1785.

Le i3 juin de la même année, une effroyable catastrophe mettait le public en émoi : deux aéronautes distingués, Pilâtre de Rozier et Romain, avaient annoncé qu'ils feraient une ascension à Boulogne-sur-Mer.

Ce même jour , à sept heures et quelques minutes , ils s'élevaient dans les airs , aux yeux d'une immense population , au milieu des bravos. D'abord ils parurent faire bonne route -, mais , en continuant à monter , ils furent tour à tour entraînés par différents courants. Au bout de quinze à vingt minutes , ramenés sur les côtes de France , ils se trouvaient à une hauteur considérable,

lorsqu'on vit paraître de la fumée. Les aéronaùtes semblaient occupés à baisser le réchaud \ peu après s'éleva au-dessus du ballon une colonne de flamme , qui fut aperçue par tous les spectateurs ; à l'instant , l'enveloppe du ballon parut se replier sur la montgolfière et l'appareil s'abattit avec une rapidité enrayante. Les deux cadavres furent retrouvés à cinq kilomètres de Boulogne , près des bords de la mer.

Quelle avait été la cause de la chute ? Telle était la question que chacun se posait. Marat crut devoir émettre son avis ; à cet effet , il publia , sous un nouveau pseudonyme, l'opuscule intitulé :

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