A omet
en nos neis, et toute nostre gent qui estoient en Damiete, fors que les malades qui estoient en Damiete. Li Sarrazin les dévoient garder par lour sairement : il les tuèrent touz. Les engins le roy, que il dévoient garder aussi , il les decoperent par pièces. Et les chars salées ^ que il dévoient garder pour ce que il ne manjuent point de porc, il ne les gardèrent pas:, ainçois firent un lit des engins-, un lit de bacons et un autre de gens mors , et mistrent le feu dedans ; et y ot si grant feu que il dura le vendredi, le samedi et le dymanche.
371. Leroy et nous, que il durent délivrer dès soleil levant, il nous tindrent jusques à soleil couchant; ne onques ne^ mangames, ne U amiral aussi; ainçois furent en desputoison tout le jour. Et disoituns amiraus pour ceus qui estoient de sa partie : « Signour, se vous me c( voulez croire , moy et ceus qui sont ci de ma partie , nous occi- « rons le roy et ces riches homes qui ci sonf, car de ça quarante ans « n'avons mais garde; car lour enfant sont petit, et nous avons « Damiete devers nous ; par quoy nous le poons faire plus seure- « ment. »
372. Uns autres Sarrasins, qui avoit non Sebreci, qui estoit nez de Morentaigne ^ . disoit encontre et disoit ainsi : « Se nous occions « le roy après ce que nous avons occis le soudanc, on dira que li « Egypcien sont les plus mauvaises gens et les plus desloiaus qui « soient ou monde. » Et cil qui vouloit que on nous occeist, disoit encontre : « Il est bien voirs que nous nous ~ sommes trop malement « deft'ait de nostre soudanc que nous avons tuei ; car nous sommes (c alei contre le commandemant Mahommet , qui nous commande « que nous gardons le nostre signour aussi comme la prunelle de 'c nostreœil: etvez-ci encestlivrelecommandementtoutescrit. Ores- « coûtez, fait-il , Tautre commandemant Mahommet qui vient après. »
373. Il lour tournoit ' un foillet ou livre que il tenoit, et lour moustroit l'autre commandemant Mahommet , qui estoit teix : « En