‹ Jean, sire de JoinvilleChapitre 272 sur 467 · A omet ton · texte numérisé non relu

A omet ton

G36. — 1 Par quny jusqu'à dcsplaise omis dans A. — - A, nous n'ostions.

3 5o HISTOIRE DE SAINT LOUIS.

« ostiens de nous • ce qui li desplait. — Or le fesons ainsi , fist li (c roys, si ferons que saige. »

(538. De Tille de Gypre nous partîmes, puis que nous eûmes pris en Tille de 1 yaue fresche et autres choses qui besoing nous estoient. A une ylle venimes que on appelle la Lempiouse, là où nous preimes tout plein de connins-, et trouvâmes un hermitaige ancien dedans les roches , et trouvâmes le courtil que li hermite qui y demourerent ' anciennement avoient fait : oliviers, figuiers, seps de vingne et autres arbres v avoit. Li rus de la fonteinne couroit parmi le courtil. Li roys et nous alames jeusques au chief dou courtil , et trouvâmes un oratour, en la première voûte, blanchi de chaus, et une croiz vermeille de terre '.

63(). Kn la seconde \ovitc entrâmes, cl tr(>u\'ames dous cors de gens mors, dont la chars estoit toute pourrie -, les ' costes se tenoient encore toutes ensemble, et li os des mains estoient sur lour piz -, et estoient couchié contre orient , en la m.aniere que Ton met les cors ~ en terre. Au requeillir ■' que nous feismes en notre nef, il nous failli un de nos mariniers:, dont li maistres de la nef cuida que il fust là demourez pour estre hermite; et pour ce, Nicholas de Soisi , qui estoit maistres serjans le roy , lessa trois saz de becuiz sur la rive , pour ce que cil les trouvast et en vequist ''.

CXXVH.

640. Quant nous fumes parti delà, nous veismes une grantylle en la mer, qui avoit à non Pantennelée, et estoit peuplée ^ de Sarrazins qui estoient en la subjection dou rov de Sezile '^ et dou roy de Thunes. La royne pria le roy que il y envoiast trois galles pour penre dou fruit pour ses enfants ; et li roys li otria , et commanda aus maistres

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