SCÈNE VI
Les Mêmes, JEAN *.
JEAN , entrant vivement .
Jacqueline... Ah! la v’Ià! ma petite Jacqueline, ma promise! ma femme! III la prend dans ses bras et l’embrasse à l’étouffer.) CLOCHEDOUX, à pert, vexé.
Eh ben, eh ben, qu’est-ce qu’il fait donc?
JEAN
C’est toi... je te vois, te v’ià, v’Ià ton petit nez, v’ià tes petits yeux, V’ià la petite bouche, (il l’embrasse do nouveau.) CLOCHEDOUX.
Il récidive!
JEAN, s’adressant aui paysans.
Bonjour, les amis... Hé! c’est cet imbécile de Clochedoux!
CLOCHEDOUX, aux paysans.
Il m’a reconnu!... a-t-ii assez mauvais genre!
Et c’te bêtasse de Margotte... Ah bah! c’est toi qu’est pavoisée à la fleur d’oranger?... T’as donc trouvé un mari, toi !
MARGOTTE
Bédame, OUi!...v’là mon homme. (Elle montre Clochedoux.)
JEAN
Ah béni je l’en fais pas mon compliment.
* JACQUELINE, à part.
Hein?
CLOCHEDOUX, vexé.
Plait-ii?
JEAN, aux paysans.
A-t-il une bonne tête, hein?
LES PAYSANS, riant.
Ah ! ah ! ah !
JACQUELINE, vexée, à part.
Mon mari a une bonne tête !
JEAN
Enfin, quoi! on sera tout de même parrain du premier... (Tapant sur ses poches.) On a des noyaux pour payer les dragées. — Et c’est Jacqueline qui sera ma commère’.
JACQUEUNE.
Moi!
" Jacqueiiue^ Jean, Clochedoux, Margotte.