SCÈNE VI
JEAN, revenant et le bousculant.
Ah ça! mille tonnerres! Veux-tu filer ton nœud! toi!
CLOCHEDOUX, d’un air aimable.
Je file mon nœud... matelot... je file mon nœud.
JEAN, montrant Margotte*.
Va donc rejoindre la femme.
CLOCJIEDOUX, de même.
Je vas rejoindre ma femme.
MARGOTTE, à Clochcdoui.
Viens donc, notre homme.
CLOCHEDOUX.
Me voilà! me voilà!
JEAN, gaiement.
Allez la musique... larguez les bonnettes, la, mesenfants!
(Le père François, monté sur un escabeau, joue du violon, et tout le monde se met en branle pour une danse rustique. — Jean, au milieu da théâtre, danse avec Jacqueline. — Clochcdoux d’un air piteux, danse avec Margotte.)
CLOCHEDOUX, tout en dansaht.
C’est étonnant comme j’ai envie de danser.
MARGOTTE, bas à Clochcdoux.
Mais ne faites donc pas c’te mine-tà !
JEAN
Ohé hisse !
CLOCHEDOUX, fdansant toujours.
Elle m’avait dit qu’il était neyé. Ohé hisse!
JEAN, de même.
Ah! cristi, oui, que ça me rappelle le bon temps... Plu 3 fort donc, 1 orchestre!.., houp! (La danse s’arrête.)
CLOCHEDOUX, après la danse ".
Maintenant, allons à la saulée, hein !
TOUS
Oui... oui...
JEAN
C’est ça... allez à la saulée... moi je reste ici avec im Jacqueline.
TOUS
Hein!
Avec moi !
' Margotte, Clochedoux, Jean, Jacqueline.
** Jacqueline, Jean, Clochedoux, Margotte.
Fichtre !
CLOCHEDOUX, à part.
JEAN
Pourquoi pas? Est-ce que la ferme n’est pas à moi... V’ià les papiers du notaire. Est-ce que Jacqueline n’est pas à moi aussi?..:
CLOCHEDOUX.
On ne reste pas seul avec les demoiselles d’honneur.
JEAN, riant.
Ya donc, grand dadais!
Permettez... grand dadais!...
JEAN
Voyons, veux-tu aller danser, oui ou non ?