JO JEAN TORGNOLE
doux comme une demoiselle. Je ne lape plus sur les amis que trois fois par jour, histoire de me dégourdir les pâlies... ohé Michu, ohé hisse! (Il donne a Michu uno bourrade qui envoie ouibcr co dernier à quelques pas.)
MICHU, se relevant.
T’as donc pas été mangé?
JEAN
Moi?... si... un peu... mais il en reste! (Riant, se tenant U* côtos.) Je suis trop coriace, les sauvages y ont renoncé... « Passez-nous le mousse, qu’ils ont dit comme ça... il n’eu faut plus de ce grand-là... il ne veut pas cuire l > lli, hi, hi.
MICHU, riant aussi et se frottant l’épaule.
Satané Torgnole, val
JEAN
Ah ! ça dis donc, marsouin qu’t’es, j’ai entendu les cloches; qui qui se marie donc dans le pays?
MICHU
Qui qui se marie?
JEAN
Oui... qui qui se marie?
MICHU
Qui qui se marie?... Eh bien, mais...
JEAN, faisant le moulinet avec son bâton.
Eh ben, va donc!
MICHU
C’est Clochedoux.
JEAN
Clochedoux 1 c’t imbécile-là. (Riant comme plus haut.) Ah ! ah 1 ah ! il a trouvé une femme, oh 1 la la ! oh ! la la ! ohl la la 1 michu, à part.
Ris, va, ris.
JEAN
Et ma tante Berlurot? comment (qu’elle va?
MICHU
Ta tante Berlurot?
JEAN
Oui... Ah 1 ça, répondras-tu, mille perroquets ? tu as l’air d’un idiot à me dévisager comme ça.
MICI1U, d'un air gracieux.
Ta tante Berlurot! mon Dieu elle va... (changeant de ton.) Elle est décédée.
JEAN
Ma tante Berlurot ?
Oui.
MICHU