II. L'autre lettre aux gens d'armes
» Entre vous autres archers, compagnons d'armes, gentils et vaillants, qui estes devant Orléans, allez en vostre pays , de par Dieu. Et se ainsi ne le faites , donnez- vous garde de la Pucelle, et de vos dommages vous souvienne briefvement. Ne prenez mye vostre opinion , car vous ne tiendrez mye France qui est au roy du ciel, le fils de sainte Marie, mais la tiendra le gentil Charles. Se vous ne créez les nouvelles de Dieu et de la Pucelle, en quelque lieu que vous trouverons, nous frapperons dedans à grands horions ; cl verrons lesquels meilleur droit auront , de Dieu ou de vous.