PREMIER SOLDAT
Deux!
DEUXIÈME SOLDAT* As!
DEMI-CHOEUR
Victoire !
DEMI-CHOEUR
Mordieu I
DEMI-CHOEUR
Versons -nous à boire, Et vive le jeu!
DEMI-CHOEUR
Au diable le jeu :
LES DEUX SAINTES
Espère en Dieu!..
La vision disparaît. Le jour connience à nallrf BROWN, se levant et s'approchant de Jeanne.
jSHc dort ! . . croirait-on que c'est là cette fille
Qui nous glaçait le sang dans les veines?., va ! pille I
Tue!.
GORDON, riant.
Embrasse-la!.
BROWN, te rapprochant des autres soldats.
Diantre ! Et sa chaîne de fer ! —
J'embrasserais plutôt le grand diable d'enfer ! — Vous ne l'avez pas vue en découdre, vous autres!..
J'étais là quand elle est tombée aux mains des nôtres.
Il se rasseoit.
Nous étions sous les murs de Gompiègne ; — voilà Que les siens tout à coup lâchent pied !.. — Et cela, Sans raison ; car déjà Ton venait à leur aide; — Vainement elle veut les rallier ; tout cède, Tout fuit vers le rempart ! — nous les avions suivis, Pêle-mêle, Français, Anglais ! — Le pont-levis Se lève et vous la laisse en dehors des murailles, Avec les plus vaillants des siens, d'Aulon, Xaintraillcs ! Nous lui crions alors de se rendre ; — chansons ! La ribaude jamais n'eût vidé les arçons Sans ses habits par où Ton eut prise sur elle !.. — Et voilà, mes enfants, comme on prit la pucelle !
Uboit.
GORDON
Quoi ! sans qu'on lui portât secours?