‹ Jeanne d'ArcChapitre 109 sur 123 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

JEANNE

Quoi I. . c'est un chevalier, c'est Warwick qui m'écoute !..

WARW1CK.

Va I tu peux m'outrager !

Montrant on registre que BoisguiUanme tient à la main.

Tes paroles sont là

JEANNE

Il n'était pas besoin de ruse pour cela ; A mes juges, à vous je les aurais redites.

warwick.

C'est bien!

A Manchon, en loi prenant le parchemin.

Jeté pairai, toi, selon tes mérites!

A Jeanne*

Ton crime te condamne, et tes propres aveux En feront foi.

JEANNE

Jamais !

warwick.

Signe !

JEANNE

Non!

WARWICK

Je le veux.». ,

Vr/yjZ,'*', /M " ' T • * THT /,?, s ^ 7?>^s**

JEANNE

Non !. . de moi vous n'aurez aveux ni signature !•

WARWICK

Eh bien, donc l la torture obtiendra...

JEANNE

La torture?.. — Ah ! vraiment, me dût-on infliger mille morts, Sans réduire mon âme, on briserait mon corps !..

LOYSELEUR, qui vient d'examiner le registre que Boisguillaome tient

à la main.

Vous n'en obtiendrez rien, milord. — Mais sa réponse Est mortelle ; il suffit. Demandez qu'on prononce La sentence. Après tout, l'on prenait trop de soins, Et sa croix vaut son nom, avec tant de témoins !

JEANNE, interrompant Loyseleur qu'elle a écouté avec stupeur.

Enfin le masque tombe, et vous osez tout dire 1... Il me faisait signer cet écrit sans le lire !... — Ah 1 milord ! payez-lui d'un cœur reconnaissant Et le prix de sa honte, et celui de mon sang !..

WARWICK, donnant une bourse à Loyseleur qui reste tinmoldl.

Oui!

JEANNE

Mes saintes, soyez témoins !

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