ACTE CINQUIÈME
JEANNE
Quoi I. . c'est un chevalier, c'est Warwick qui m'écoute !..
WARW1CK.
Va I tu peux m'outrager !
Montrant on registre que BoisguiUanme tient à la main.
Tes paroles sont là
JEANNE
Il n'était pas besoin de ruse pour cela ; A mes juges, à vous je les aurais redites.
warwick.
C'est bien!
A Manchon, en loi prenant le parchemin.
Jeté pairai, toi, selon tes mérites!
A Jeanne*
Ton crime te condamne, et tes propres aveux En feront foi.
JEANNE
Jamais !
warwick.
Signe !
JEANNE
Non!
WARWICK
Je le veux.». ,
Vr/yjZ,'*', /M " ' T • * THT /,?, s ^ 7?>^s**
JEANNE
Non !. . de moi vous n'aurez aveux ni signature !•
WARWICK
Eh bien, donc l la torture obtiendra...
JEANNE
La torture?.. — Ah ! vraiment, me dût-on infliger mille morts, Sans réduire mon âme, on briserait mon corps !..
LOYSELEUR, qui vient d'examiner le registre que Boisguillaome tient
à la main.
Vous n'en obtiendrez rien, milord. — Mais sa réponse Est mortelle ; il suffit. Demandez qu'on prononce La sentence. Après tout, l'on prenait trop de soins, Et sa croix vaut son nom, avec tant de témoins !
JEANNE, interrompant Loyseleur qu'elle a écouté avec stupeur.
Enfin le masque tombe, et vous osez tout dire 1... Il me faisait signer cet écrit sans le lire !... — Ah 1 milord ! payez-lui d'un cœur reconnaissant Et le prix de sa honte, et celui de mon sang !..
WARWICK, donnant une bourse à Loyseleur qui reste tinmoldl.
Oui!
JEANNE
Mes saintes, soyez témoins !