‹ Jeanne d'ArcChapitre 55 sur 123 · ACTE TROISIÈME ff · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME ff

PERRINE

Tôt donc I emmenez vos licornes I Ou n'obtiendrez point de quartier !

le choeur.

Rentrez, Anglais, rentrez vos cornes I Car jamais n'aurez beau gibier 1

PERRINE, ramassant uuo flèche qui tombe a ses pieds.

Une flèche !

La danse s'arrête. — Les soldats assis se lèvent. MAITRE JEAN, du fond dn théâtre.

Attendez ! je fais le mort.

U se laisse tomber.

Perrine !

Glisse-moi seulement jusqu'à ma coulevrine...

Perrine court à maître Jean et le rapproche de la oonlevrlne en le prenant «ma les bras. .

Les Anglais sortent-ils de leurs retranchements?

PERRINE

Oui, deux ou trois!*..

MAITRE JEAN, se relevant brusquement.

Tout beau, mignons '

Il mot le feo i sa ooolevrine.

Mes compliments i

On rit.

Maître Jean continue en chantant.

Si de vos forts passez les bornes, Vous garde un tour de mon métier !

Perriae le prend par la main et l'entraîne dans la ronde. LE CHOEUR.

Rentrez, Anglais, rentrez vos cornes !

Car jamais n'aurez beau gibier!...

La danse finie, Perrine et les ribaudes s'attablent arec une partie des soldats. Maître Jean, Richard et les autres soldats restent debout.

RICHARD

Bien joué, maître Jean, voilà qui nous délivre De ces archers du diable et leur apprend à vivre 1

MAITRE JEAN

Dis plutôt à mourir ! car ils sont écloppés !

Or ça ! Jeanne aujourd'hui nous laisse inoccupés !

Ne forcerons-nous pas bientôt cette bastille?

PERRINE, de sa place.

A quoi bon, maintenant? elle défend qu'on pille 1

S'il faut être soldat sans être flibustier,

Autant rester bourgeois; ce n'est plus un métier 1

RICHARD

Païenne !... Elle prendra tes avis, sur mon âme !

PERRINE

Vous, des soldats, plier sous le joug d'une femme 1

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