SCÈNE II
DE THOUARS, LAIIIRE, DDNOIS, XAINTRAILLES, LOYS, Courtisans,
Capitaines.
de thouars.
Sur ma foi!
Il ne lui manquait plus, pour suprême victoire, Que d'ajouter encor le miracle à sa gloire!. .
LAHIRR.
Et n'en est-ce pas un, messire, à votre gré,
Que Charles sept dans Reims soit aujourd'hui sacré?
Qu'Orléans soit debout? que dix villes soient prises?
Que, laissant sur ses pas les provinces soumises,
Eile ait pu, sans verser une goutte de sang,
Traverser malgré vous ce pays menaçant?..
Oui ! voilà le miracle, inégal à tout autre,
C'est qu'une bergerette, avec sa foi d'apôtre,
Ait eu meilleur secours de ce peuple aux abois
Qu'avec tous leurs trésors les favoris des rois,
Et que, laissant courir les puissants de la terre
Des couleurs de Bourgogne à celles d'Angleterre, Elle ail instruit la Francs à ce dogme nouveau Que l'amour du pays est l'unique drapeau ! . . Mais quoi !.. celte candeur, à bon droit méprisée. Chez les sages de cour est matière a risée !.. Prodiguez voire sang, votre âme, voire cœur.
D'un peuple agonisant refaites un vainqueur, C'est par la calomnie, et l'injure, et la haine Que s'acquitte envers vous l'ingratitude humaine, Et le premier effort du serpent irrité.
C'est de mordre la main qui l'a ressuscité !...
«ornement de de Thonvt.
DUNOIS, lnlerren.nL.
Messieurs ! que le passé nous serve et nous éclaire ! Laissons-nous emporter à ce flot populaire Qui, d'un élan superbe et presque sans effort, Soulève noire barque ei la conduit au port!
Travaillons tous ensemble à celte délivrance! Et marchons d'un seul cœur au salut de la France)
DE THOIUHS.
De la France, avec vous, nous cherchons le saint; Mais, par divers chemins, on tend au même but; Puissions-nous des deux parts l'atteindre sans divorce! enlever Paris de vive force ;
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