ACTE QUATRIÈME
Qu'aurai-je maintenant de plus qu'eux?
ls soi.
Le prestige D'un nom qui frappe seul i'ennemi de verlige t As-tu donc oublié que tu nous a promis De repousser chez eux nos derniers ennemis ?
JEANNE
C'esl vrai i
LE ROI
De ne jamais déserter ta bannière.
Qu'elle n'eût à la France indiqué sa frontière?
JEANNE
C'est vrai.
Tout est sauvé l Ta fuite perdrait tout t Décide !...
JEANNE, jetant on tl'ïiH di>ii(,]i! yen bb famille.
Hélas 1... Il faut que j'aille jusqu'au bout!
TbLblQt dStniirae !■ tfte i LE ROI.
Va !.. d'une illusion tan âme s'est frappée!
Tu reverras les tien» !...
Se retournant vers le sire d'Âlbret
Sire d'Albret, l'épée !...
Sot un signe du roi, Jeanne s'agenouille ; le roi prend l'épée, en touche le* épanles de Jeanne, et la rend au sire d'Albret.
Noble, relève-loi !...
Il relève Jeanne.
Prends place dans nos rangs !
Sois égale aux meilleurs ! Déoasse les plus grands ! Par la mort affranchis et libres de leurs maîtres, Jusque dans leur tombeau j'anoblis tes ancêtres 1 Les lis avec l'épée orneront ton blason !
Et, par un privilège unique, ta maison Verra les femmes même, éternisant sa trace, Transmettre la noblesse à tous ceux de ta race !... Ton sang n'aura de pair que celui des Valois ' Que puis-je encor ? J'ai fait ce que peuvent les rois !
JEANNE
C'est trop, sirel... Et pourtant j'espère davantage l
Parle!...
JEANNE
Si je ne puis revoir mon cher village, Je voudrais lui laisser au moins un souvenir ! Faites-moi cette grâce encor, qu'à l'avenir Il soit exempt d'impôt, charge parfois cruelle !