SCÈNE IX
LE ROI, LA REINE, DE THOÜARS, LAHIRE , DUNOIS, X A INT R AI LL E S, LOYS, D’AULON, LE SIRE D’ALBRET , LE COMTE DE VEN- DOME, MESDAMES DE CAUCOURT et DE TREVES, Courtisans, Chevaliers, Capitaines, Dames, Pages, Varlets, Bourgeois, Peuple, Soldats, pais JEANNE, JACQUES, ISABELLE, THIBAUT, PIERRELO, CATHERINE.
Cortège. — Le sire d’Albret précède le roi, l’épée nue à la main. — La reine marche près du roi, suivie de doux dames portant la traîne do son manteau. — Puis vient d'Aulon portant la bannière do Jeanne. — Puis de Thouar8 et les pairs du royarwae. — Puis les capitaiues, etc., etc. — Jeanne parait, suivie des siens, et s’avance vers le roi. — Jacques, Pior-. relô, Thibaut, Isabelle et Catherine se tiennent à l’éear*,
LE ROI j arrêtant Jeanne qui s'incline pour mettre un genou eu terre*
Jeanne, ton roi, le front ceint de ce diadème
I iii
Qu’y placèrent tes mains, vient te chercher lui-même! On a douté de nous jusqu’à penser, je croi,
Que lu ne serais pas aux côtés de ton roi !
Ton étendard répond pour nous à cette audace 1
II devance le mien, et te gardait ta place !
Mais, pour confondre encore un insultant mépris, l)e ce que je te dois demande-moi le prix !
Duraut les paroles du roi, de Thouars est resté impassible elles yeux baissés, JEANNE.
Sire, l’ordre de Dieu, qui vers vous m’a conduite,
Était de secourir ceux d’Orléans ; ensuite,
De vous mener à Reims, pour vous faire sacrer,
Afin de relever le trône et de montrer
Qu’à vous seul appartient le royaume de Franco !
Je l’ai fait ! — Maintenant toute mon espérance Est que le gentil roi me laisse retourner Vivre avec mes parents, qui veulent m’emmener!
Elle iodirpie sa famille du geste. — Murmures d’étounemeat daus la foulo.
LE ROI
Quoi ! tu voudrais laisser ton œuvre inachevée?...
JEANNE
Sire ! je sens ma force à son terme arrivée !
Je n’ai plus les clartés certaines du passé I D’autres achèveront ce que j’ai commencé t