SCÈNE VII
JEANNE, WARWICK, puis FRERE MARTIN LADVENU ot Deux autres Moines.
WARWICK, se rapprochant de Jeanne.
Un mot !.. notre but
So trouve atteint; tu peux acheter ton salut. —
Te souviens-tu qu’un soir, sous une cape sombre,
Un homme s’approcha de ton grabat, dans l’ombre ?.e
JEANNE
Je me souviens qu’un homme eut cette lâcheté Et devant mes clameurs s’enfuit épouvanté.
WARWICK
Prends garde !.. son ardeur encore inassouvie T’abandonne à la mort, ou t’apporte la vie !..
Ah ! c’était vous, milord ?.. Ainsi, je vais mourir,
Et ce n’est pas assez !.. vous voulez me flétrir,
Et prouver, par mon crime aux chrétiens effroyable, Que vous n’avez été battus que par le Diable!...
Allez! je vous comprends!... c’est la France et son Roi Que vous voulez flétrir et souiller avec moi !..
Eh bien ! je vous le dis, quittez celte espérance!
Vous pouvez me tuer et mutiler la France;
Mais vous ne pourrez pas, milord, sachez-le bien, Asservir à la honte ou son cœur ou le mien !
Vous pouvez, de ce peuple élargissant la plaie,
Cadavre encor vivant, le traîner sur la claie,
Et punir ma victoire, et m’en payer le prix,
Mais non pas nous soumettre à nos propres mépris!..